mardi 7 août 2007
X ième degré ou cynisme ?!
vidéo (pub Aucland) : offre_et_demande_tout_est_il_achetable
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... "le marché n'est pas tout" comme nous ne sommes pas QUE des consommateurs !
lundi 30 juillet 2007
théâtre : Fin de Terre
j'ai assisté à la dernière représentation de "Fin de Terre" à Avignon le 28 juillet 2007
... à voir a b s o l u m e n t !
le site officiel : http://findeterre.fr
bande annonce vidéo
Edito
"FIN DE TERRE : où quand la science rencontre la conscience" par Jean-Pierre Céron, Climatologue au Centre National de Recherches Météorologiques
FIN DE TERRE est tout d'abord pour moi une rencontre : la rencontre entre le climatologue que je suis et l'homme de théâtre qu'est Georges de Cagliari. C'est aussi la découverte d'un milieu passionné et passionnant, celui du spectacle vivant, du théâtre. D'avoir pu partager quelques moments avec Georges de Cagliari, Sara Veyron et toute leur troupe dans le cadre du Festival d'Avignon 2005, reste une expérience inoubliable. Les discussions autour d'une table ouverte, au vrai sens du terme, à l'occasion de débats qui ont pu suivre certaines représentations, ou encore le parallèle entre le travail de scientifique et celui de l'écrivain m'auront enrichi plus que de raison : mille mercis pour tout cela.
Ensuite la découverte du travail de composition et d'écriture de Georges de Cagliari, et celui de mise en scène de Sara Veyron restera un vrai moment de bonheur et d'émotion, émotion partagée par l'ensemble des spectateurs. A titre anecdotique, mais oh combien révélateur, une passante nous interpella à la sortie d'une représentation en juillet 2005 : - "Mais qu'est-ce que c'était que cette pièce qui se jouait ? C'est la première fois que je vois des gens sortir avec autant d'émotion sur leur visage..." Il est vrai que tout le monde sortait dans un silence impressionnant, quasi religieux.
Je me souviens également que lorsque Georges de Cagliari me demanda ce que je pensais de la partie "changement climatique" à laquelle j'avais modestement participé, je lui ai répondu que je n'y avais pas vraiment prêté attention tant j'avais été emporté par l'histoire et les personnages. Voilà, cette histoire qui raconte la vision de Georges de Cagliari sur notre avenir commun est un vrai bijou de théâtre, mais nous entraîne aussi vers une réflexion vitale pour notre avenir sur cette planète, et surtout pour celui de nos enfants. Pour reprendre une citation de Jean Rostand "Un grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce que nous savions depuis toujours" ; alors laissez-vous surprendre et entraîner dans cette histoire qui est un peu la nôtre. Nous ne pourrons pas dire... nous ne savions pas !
Pour conclure, je me permettrais de citer deux phrases qui me semblent illustrer quelques unes des pistes que nous ouvre cette pièce et que personnellement j'appliquerais très volontiers à plusieurs des personnages :
"Ne cherchez pas la faute, cherchez le remède" Henry Ford
"Ton devoir réel est de sauver ton rêve" Amédéo Modigliani
Jean-Pierre Céron
dimanche 29 juillet 2007
Les Errants de Côme de Bellescize
Je vous recommande cette pièce de théâtre vue le 29 juillet 2007 à Avignon :
le site officiel : http://www.theatredufracas.com
Le spectacle : http://www.theatredufracas.com/Spectacle%20-%20Les%20Errants.html
RESUME
Elise est une jeune veuve de Calais. Elle fuit l’influence d’un frère maquereau et tente de se reconstruire une santé psychique en consacrant sa vie aux clandestins de la ville. Elle rencontre Enée qui, accompagné de sa soeur Vénus et de ses compagnons Ascagne et Jules, souhaite passer en Angleterre.
Leur amour pourrait leur permettre de guérir leurs blessures mutuelles mais ils sont comme «deux gardes malades qui se surveillent l’un l’autre» et finissent par former un couple malsain. Enée ne supporte plus son statut de clandestin, l’impossibilité de travailler, de se déplacer librement.
La fin tragique d’Ascagne et le renvoi à la frontière de Jules le décident à quitter Elise à la recherche d’un véritable avenir en Angleterre. Elise plonge plus profondément encore dans la dépression et finit par se donner la mort.
mardi 24 juillet 2007
"stocks"
Les médias ont récemment couverts la demande d'autorisation de pêche de l'anchois.
A plusieurs reprise j'ai entendu, sur France Info notamment, le vocable "stocks d'anchois" pour parler de la difficulté du maintient de l'espèce dans le bassin d'Arcachon.
La répétition "stocks d'anchois" montre le peu de considération pour le monde animal ou végétal vu uniquement comme "ressources pour l'homme" où le tout économique est la loi ...
Epilogue :
Le développement durable ne serait il qu'un concept en vogue ?!
Dans le cas présent l'Europe ayant temporairement arbitré en défaveur de la demande française se serait elle montrée sous son meilleur jour ?!
jeudi 19 juillet 2007
Comment devenir rédacteur pour un monde durablement meilleur
lanète
Terra se présente comme un "média collaboratif gratuit". Sous cette
appellation - très en vogue -, on pourrait croire à un projet de
gazette émanant d'une association étudiante, aux locaux colorés, où
l'on marche pieds nus, se dandinant jusqu'à la machine à café sur des
airs de musique rythmée. Le thème s'y prête mais, en réalité, cela n'a
rien à voir. Ce site est une plate-forme éditoriale créée par des
journalistes afin de débattre et d'échanger sur les bonnes pratiques
"durables".
Lancé en juin, il vient élargir les ambitions de son "grand frère", Terra Economica, un magazine édité sur le Web et sur papier qui, depuis trois ans, s'applique à "mettre l'économie à la portée de tout le monde". Fondé par deux journalistes de la presse économique, David Solon et Walter Bouvais, le projet a vu le jour grâce à la participation bénévole de rédacteurs. C'est aujourd'hui un média totalement indépendant, avec 5 500 abonnés payants et 40 000 inscrits. Forte de son succès, l'entreprise continue avec Planète Terra.
La rédaction invite donc les lecteurs à se saisir des grands enjeux du XXIe siècle, sociaux, environnementaux, de développement durable... "Durable ne veut pas dire que nous sommes un média purement écolo", se défend David Solon. Du monde entier, les "reporters de la planète" proposent des idées, des solutions concrètes pour inventer la planète du développement durable. Une simple adresse mail est nécessaire pour devenir rédacteur.
"LE GESTE VERT"
Une vingtaine de personnes s'est déjà prêtée à l'exercice (enseignant d'économie, jeune journaliste, éditeur...). Leur contribution sous forme journalistique est encadrée et vérifiée par la rédaction.
Inspiré de Ohmynews, site de journalisme citoyen coréen, créé en 2000 (english.ohmynews.com en version anglaise), les meilleures informations prennent place en tant que chronique, article ou point de vue.
Dans la rubrique "le geste vert", on retrouve le bilan environnemental du nombre de gobelets en plastique utilisés par la machine à café, ou celui d'une télévision laissée en veille... Les couches jetables ? "Un gâchis environnemental", nous explique Mag, apprentie maman en quête de la façon la plus naturelle possible d'élever ses enfants. Elle plaide pour un retour aux couches lavables en s'appuyant sur un rapport du Centre national d'information sur les déchets et une étude de Greenpeace.
De la graine de journaliste ? Avant tout, des citoyens informés et exigeants qui veulent contribuer ensemble à "inventer le monde de demain".
Mathieu Rached
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-937301@51-937387,0.html
Article paru dans l'édition du 20.07.07.
lundi 9 juillet 2007
Selon la FAO, l'agriculture bio peut nourrir la planète
http://www.rue89.com
Par Guillaume Moricourt (Ecrivain) 10H06 30/06/2007
Le bio? Vous n'y pensez pas sérieusement mon pauvre monsieur… Le bio, c'est bon pour les bobos! Comment peut-on envisager de nourrir la planète avec une faible productivité? Cette vision, tenace, avec un brin de mépris pour les nantis de gauche, vient d'être battue en brèche par la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
Cette noble institution est sans doute la seule à avoir gardé sa raison face à la grippe aviaire, en refusant le "tout vaccin" contre les menaces de pandémie et en préconisant d'améliorer l'hygiène des élevages (avec un budget bien plus réduit) pour tuer le virus dans l'œuf.
La FAO constate dans un rapport que l'agriculture bio n'est plus cantonnée aux pays riches, et qu'elle est capable de nourrir la planète. Partout dans le monde, le nombre de reconversions va bon train: l'agriculture bio est présente dans 120 pays, elle recouvre 31 millions d'hectares, pour un marché de plus de 40 milliards de dollars. Et notre propre agriculture bio est en quelque sorte l'héritière de l'agriculture traditionnelle des paysans d'autrefois, nos grands-parents, qui avaient compris qu'on devait préserver la ressource, ne pas maltraiter les animaux.
Pour se passer de pesticides qui causent d'innombrables décès dans le tiers-monde, souvent par mauvaise utilisation, la FAO avait déjà préconisé il y a quelques années la lutte biologique pour se débarrasser des insectes ravageurs. Cette pratique consiste à utiliser des insectes utiles contre les insectes nuisibles. Chez nous, les braves coccinelles exterminent proprement les pucerons…
Aujourd'hui, la FAO saute le pas et encourage les pays du monde entier à développer le bio. Les avantages qu'elle met en avant sont connus au niveau agronomique: entretien des sols (qui s'appauvrissent, victimes de l'agriculture intensive, avec la perspective de la stérilisation des sols), recours à des produits naturels contre des produits chimiques, moindre pollution, meilleur goût…
Mais l'étude produite le 3 mai à Rome reconnaît encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux coûts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l'utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir les structures rurales, d'empêcher le gonflement des bidonvilles urbains, car il nécessite plus de bras. D'un point de vue holistique, le bio est préférable.
La FAO atteste ainsi sur son site:
"L'agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l'air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d'animaux, et d'êtres humains."
Qu'ajouter? Que l'agriculture intensive vit aujourd'hui sur les bas prix du pétrole, que demain les bras seront plus économiques que les machines…
L'avenir de l'agriculture est dans le bio, ne saccageons pas la planète. A nous de la défendre contre l'épandage de poisons, la perte de sens de l'agriculture industrielle, et contre la position du Conseil européen du 12 juin 2007, qui vient d'imposer aux consommateurs de l'UE l'acceptation d'une contamination des produits bio à hauteur de 0.9% (comme les produits non bio), pour rendre impossible toute revendication d'absence d'OGM, et ne pas gêner l'industrie des biotechnologies.
samedi 7 juillet 2007
La période d'essai de deux ans du CNE jugée non conforme
ans
un arrêt rendu vendredi 6 juillet, la cour d'appel de Paris a remis en
cause une des dispositions fondamentales du contrat nouvelles embauches
(CNE). Les magistrats ont considéré que la période d'essai de deux ans
instituée par ce nouveau contrat de travail créé en août 2005 était
contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du
travail (OIT).
L'affaire concerne une décision du conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) qui, le 28 avril 2006, avait décidé de requalifier en contrat à durée indéterminée le CNE d'une employée d'un mandataire de justice qui l'avait au préalable recrutée en CDD.
Le conseil de Longjumeau s'était appuyé sur la convention 158 de l'OIT, dont la Cour de cassation avait reconnu l'entière application. Ce texte stipule qu'"un salarié ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement". Et il ajoute que la période d'essai doit "être fixée d'avance (...) dans un délai raisonnable".
La cour d'appel constate que "durant une période de deux années, le CNE prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement". Elle précise que "dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier" et remarque "qu'il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements".
Depuis deux ans, un peu plus de 600 000 CNE ont été signés. Mais si la formule, jugée non conforme, n'est pas condamnée, elle risque toutefois d'être à l'origine d'une multiplication des recours.
Rémi Barroux et Michel Delberghe
LE MONDE | 06.07.07 | 18h11

dimanche 24 juin 2007
Alerte à la surchauffe informatique
LE MONDE | 23.06.07 | 14h24
e seront les zones industrielles du XXIe
siècle, sans ouvriers et reliées par fibre optique. Elles commencent
tout juste à s'étendre près des grands barrages hydroélectriques du
nord-est des Etats-Unis. Bientôt, elles pourraient encercler les
centrales nucléaires en construction dans les pays émergents. Sur des
milliers d'hectares, ces complexes concentreront la puissance de la
nouvelle industrie dominante : l'informatique en ligne. Dans leurs
blocs de béton, hermétiques aux curiosités du monde extérieur, les
conglomérats du Web triomphant, les Google, Microsoft, Yahoo ! ou
Ask.com, entasseront des dizaines de milliers de serveurs, capables de
mémoriser des milliards de mails, textes, films, musiques et de les
retrouver en un clin d'oeil.
Pourquoi chercheront-ils à placer ces usines réinventées si près de sites de production électrique ? Parce que les lois de la physique ont commencé à rattraper un secteur économique qui prétendait les avoir abolies. Entre 2000 et 2005, la consommation électrique des centres informatiques a doublé, atteignant 45 milliards de kilowattheures, soit un total annuel de 7,2 milliards de dollars à l'échelle de la planète. Aux Etats-Unis, cela ne représente encore que 1,2 % de la consommation nationale, selon une récente étude publiée par un chercheur de Berkeley (Californie). Mais si rien ne vient corriger la tendance, la consommation totale des serveurs aura progressé de 76 % en 2010. Et encore, cette étude, financée par le fabricant de microprocesseurs AMD, ne donne sans doute qu'une estimation minimale de l'ampleur de cette explosion. Elle ne prend pas en compte les derniers centres de Google, dont la population exacte des serveurs, aux alentours de 450 000 unités, est tenue secrète.
"Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l'électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière." Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, "un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers". Longtemps, cette dépense en pure perte est passée inaperçue dans les budgets des centres de données. Le monde de l'informatique suivait aveuglément la loi de Moore : la puissance de calcul doublait tous les ans, ou presque, le coût des composants ne cessait de baisser. L'inefficacité énergétique des systèmes n'inquiétait personne.
C'est désormais une priorité, et pas seulement à cause de la hausse du prix de l'électricité. Dans leur incessante miniaturisation, les processeurs ont approché leurs limites physiques, ce qui se traduit par un échauffement intense. Depuis quelques années, leurs constructeurs ont dû les diviser en puces "multicoeurs" pour éviter qu'ils n'atteignent la température du Soleil vers 2015.
Dans les centres de données, où le nombre de serveurs n'a cessé d'augmenter, la chaleur ne s'est pas réduite pour autant. Les dépenses de climatisation ont encore accru le montant de la facture d'électricité. Le phénomène a été amplifié par le recours massif des mastodontes du Web à des appareils bon marché, beaucoup moins économes en énergie que les calculateurs hauts de gamme. Bientôt, l'acquisition d'une de ces machines à prix cassés sera moins onéreuse que son utilisation durant une seule année.
Avec plusieurs coups d'avance, Google tente de contourner la difficulté par la géographie. L'entreprise vient d'édifier dans l'Oregon, au bord du fleuve Columbia, le précurseur des grands centres de données à venir, avec leurs dispositifs d'évacuation de l'air chaud bien visibles. En amont du site, un barrage hydroélectrique fournit aux ordinateurs une source d'approvisionnement ininterrompue et bien moins chère que dans les centres urbains. Bientôt Microsoft et Yahoo ! implanteront leurs propres installations près d'autres barrages, plus au nord.
Mais ces mastodontes savent bien que cette course à l'énergie n'apportera pas de solution de long terme. Sans autre effort, le mal ne fera que croître. Aux usines de l'information finiront par s'agréger les serveurs externalisés des banques, avides d'une puissance de calcul dont elles commencent à trouver la facture excessive dans leurs locaux en centre-ville. Ces déplacements massifs vers barrages et centrales seront à l'origine de substantielles économies mais aussi de redoutables effets d'image.
Ceux-ci risquent d'associer brutalement les entreprises venues d'un monde virtuel aux difficultés les plus brûlantes du monde réel : la surconsommation d'énergie, les rejets de gaz à effet de serre et la contribution au réchauffement de la planète. Aux protestataires qui pourraient un jour se rassembler devant leurs enceintes grillagées, ces firmes ne pourront pas toujours répondre que le réseau mondial finira par réduire les voyages en avion, de colloques en réunions, ou que la vente en ligne a fait régresser les déplacements de proximité.
De fait, c'est l'ensemble des acteurs de l'informatique qui cherchent dès aujourd'hui à ne pas être accusés de gaspillage généralisé. Les poids lourds du secteur viennent de se rassembler dans une association environnementale commune (The Climate Savers Computing Initiative) pour trouver les moyens de rendre les ordinateurs plus économes, moins polluants. Google met aussi en avant son action en faveur de l'énergie solaire, en développant une batterie de panneaux qui fournira 30 % de l'alimentation de son siège californien de Mountain View.
Au-delà de ces annonces médiatisées, chacun s'efforce dans son domaine d'apporter sa part de solution. Les fabricants de processeurs ou de serveurs veulent concilier hausse de la performance et lutte contre chaleur et consommation. IBM vient ainsi d'annoncer la conception de puces dotées de milliards de microtrous qui faciliteront la circulation du courant et donc limiteront pertes et échauffements. Les spécialistes de la climatisation affirment qu'il faudra bientôt abandonner l'air soufflé pour passer au refroidissement par des fluides.
"Au moment d'acheter du nouveau matériel, le coût de sa consommation électrique est en train de s'imposer comme un critère plus déterminant que la puissance de calcul", dit François Bourdoncle, PDG du moteur de recherche Exalead. Pour autant, cette prise de conscience ne produira que des effets limités si le secteur ne change pas de philosophie, insistent nombre d'experts. Si l'informatique ne renonce pas aux mauvaises habitudes de ses années d'abondance pour revenir à "l'ordinateur frugal" de ses débuts, selon le bloggeur spécialisé Nicholas Carr. "Les serveurs utilisés par une entreprise unique ne fonctionnent que de 10 % à 30 % de leurs capacités", écrit-il. Cette sous-utilisation, liée au fait que les machines ne sont dédiées qu'à un seul programme, est la principale cause des gaspillages croissants.
Plusieurs procédés complexes ont été imaginés pour permettre aux serveurs de travailler sur plusieurs programmes à la fois, optimisant ainsi le rendement de centres informatiques jusqu'à 80 %. Une manière d'attendre plus confortablement que la loi de Moore atteigne un jour une limite infranchissable, et que l'invention révolutionnaire d'un autre moyen de calculer transforme les centres de données géants en nouvelles friches industrielles.
Jérôme Fenoglio
Article paru dans l'édition du 24.06.07 

vendredi 22 juin 2007
Travailler deux heures par jour : moins qu'une utopie, plus qu'une réforme
le dimanche 30 mai 2004 à 12h49 par le Flâneur littéraire
Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne fais pas dans la nouveauté. Travailler deux heures par jour, livre écrit par un collectif dénommé Adret, date en effet de 1977. Presque aussi âgé que votre serviteur, c'est dire. Pourtant cette vision de la société contemporaine n'a pas pris un gros coup de vieux, juste quelques ridules au coin des yeux.
La première partie du livre présente, compile plusieurs témoignages sur
la vie au travail, le travail en général et le temps consacré, parfois
aliéné à l'entreprise. Cette entrée en matière, bien que révélatrice,
est effectivement un peu vieillote... c'est là qu'on s'aperçoit que les
conditions de travail ont quand même évolué en trente ans (bien que je
sois assez ignorant de la vie des ouvriers actuels, je l'avoue).
La seconde partie est nettement plus intéressante. Les auteurs y
décrivent, chiffres à l'appui (autre détail vieillot, les chiffres des
années 60), une société un peu plus juste et beaucoup plus agréable à
vivre. Il ne s'agit surtout pas d'une société utopique, qui par
définition est parfaite, idéale et quasiment inaccessible, mais bien
d'une société différente,
que l'on pourrait atteindre au prix de changements raisonnables. A
commencer par une réduction volontaire de la production. En ces temps
où la croissance à tout prix est encore le dogme économique, et où la
notion de développement durable (quelque surprenante qu'elle soit)
commence tout juste à poindre dans les domaines agricole et
environnemental, voilà une décision qui ferait du bruit. Elle serait
pourtant indispensable à l'émergence de cette société différente, pour
éviter le gaspillage et la surconsommation ambiants. Il faudrait
également que cette production s'oriente vers une plus grande
durabilité des objets produits (accessible par un surcoût modeste), et
en privilégiant la simplicité (pour que les réparations minimes soient
accessibles aux non-spécialistes).
Mais surtout la mesure-phare de ce changement, qui a donné son titre au
livre, serait la réduction du temps travaillé à deux heures par jour.
Entendons-nous bien, il s'agit du travail qualifié de "lié" par les
auteurs, par opposition au travail "libre". Ce travail lié est la
quantité de travail incompressible nécessaire pour maintenir la
production mentionnée plus haut. En répartissant plus largement cette
quantité de travail, et en affectant la majorité des gains de
productivité à cette réduction, on arrive bien à deux heures par jour.
Eh oui, pourquoi s'arrêter brutalement à 60 ans si l'on travaille une
semaine par mois (autre équivalent des deux heures par jour) ? Le
travail libre, tel que les réparations diverses d'objets usuels dans
des ateliers locaux, ou des activités sociales dans un cadre associatif
par exemple, serait laissé au choix de chacun. Je ne m'étendrai pas sur
le travail agricole, cas particulier qui nécessite un traitement
spécifique.
En bref, il s'agit là d'un concept séduisant. Travailler à temps plein
pendant un an, puis s'occuper à autre chose les trois années qui
suivent... difficile de dire non. Pourtant, je vois mal ce concept
appliqué en France. Il me semble malheureusement trop éloigné de la
pensée capitaliste et individualiste dominante pour voir le jour à
brève échéance. Aucun homme politique n'aurait le cran ne serait-ce que
de proposer un tel modèle et de telles réformes. Elles bouleverseraient
à coup sûr la vie du plus grand nombre. J'ose croire que ce serait en
mieux. Tant pis.
Flânons donc.
http://flaneur.free.fr/index.php/2004/05/30/99-travailler-deux-heures-par-jour-moins-qu-une-utopie-plus-qu-une-reforme
jeudi 14 juin 2007
Pétition contre les publicités ridiculisant les végétariens
Signe que le végétarisme est en plein essor, des sociétés mettent régulièrement en scène des « végétariens » dans des spots publicitaires. Herta et Charal rivalisent d’imagination pour ridiculiser les végétariens et leur choix de refuser l’exploitation et l’abattage des animaux.
Herta vient de relancer son spot publicitaire dans lequel apparaît un pseudo-végétarien, portant un tee-shirt sur lequel on peut lire « je suis végétarien » et qui finit par manger une tranche de jambon. Dans une première campagne de publicité en 2004, de nombreuses personnes, végétariennes ou pas, avaient fait savoir leur indignation. Le BVP (Bureau de la Vérification de la Publicité) ne voyait pas le problème. Que se passerait-il si Herta remplaçait l’inscription du tee-shirt « je suis végétarien » par « je suis musulman » pour leur prochaine campagne ?
Rappelons que plus de 3 millions d’animaux meurent chaque jour, en France, derrière les murs des abattoirs, un fait systématiquement occulté par les publicitaires. Dans les élevages, les animaux vivent un véritable enfer : les porcelets sont castrés sans anesthésie, leur queue et leurs dents sont coupées à vif, les poulets sont ébecqués et vivent entassés dans des hangars d’où ils ne ressortiront que pour aller à l’abattoir pour y être égorgés. La vie des bovins est tout aussi cruelle et injustifiable.
De nombreux végétariens trouvent inadmissible le fait de ridiculiser leur choix de ne plus manger d’animaux exploités, puis tués pour un simple plaisir gustatif, et demandent l’arrêt de ce type de spots publicitaires.
Cette pétition lancée par « Mangez Végétarien » sera adressée aux différents organismes (BVP et CSA) ainsi qu’aux médias (M6, TF1...) diffusant ces publicités.
En plus de cette pétition, nous vous encourageons à vous manifester auprès des organismes responsables de la diffusion de ces publicités, afin de ne pas permettre à des sociétés de ridiculiser des végétariens pour vendre la chair d’animaux ayant vécu une vie de misère.
pour plus d'infos et signer cet appel : http://www.mangez-vegetarien.com/petition-publicite.html




