LE BLOG DE L' ESTEREL

C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique. Le 14e Dalaï Lama

samedi 4 août 2007

Charles Baudelaire

La musique souvent me prend comme une mer !

Vers ma pale étoile,

Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther ;

Je mets la voile ;

La poitrine en avant et les poumons gonflés

Comme de la toile,

J’escalade le dos des flots amoncelés

Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions

D’un vaisseau qui souffre ;

Le bon vent, la tempête et ses convulsions

Sur l’immense gouffre

Me bercent.

D’autres fois, calme plat, grand miroir

De mon désespoir !

 

Charles Baudelaire


 

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dimanche 22 juillet 2007

Souffrir au travail

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-937979@51-935606,0.html

Depuis quelques mois, on parle de plus en plus de cas de suicide au travail. Y a-t-il une accélération du phénomène ?

Autrefois, les suicides au travail étaient rarissimes. Le phénomène correspondait à des situations très précises, comme lors de l'exode rural, qui s'est accompagné d'une crise effroyable dans le monde agricole. Mais, depuis une dizaine d'années, les troubles musculo-squelettiques, le nombre de pathologies liées à la surcharge au travail, ce qu'on appelle aussi les karoshis ("mort par surtravail" en japonais) se multiplient à un rythme inquiétant.

Comment expliquer ce phénomène ?

Il faut en chercher l'origine dans la division du travail poussée à l'extrême. Celle-ci est avant tout au service d'une méthode de gouvernement au sein des entreprises, qui estime que plus on a de pouvoir disciplinaire, de maîtrise des gens, plus on gagne en termes d'efficacité et de réactivité. Or, la meilleure façon de dominer, c'est de diviser les gens. Mais depuis la crise du taylorisme, les salariés se sont organisés, ils ont créé de la solidarité au travers de mutuelles, de syndicats, obtenu le droit de grève, des protections, toutes sortes de choses qui enquiquinent les entreprises, d'où la volonté de casser ces protections.

C'est ce qui explique la tendance à l'individualisation des postes de travail et d'évaluation permanente des performances ?

Tout a commencé dans les activités de services à la fin des années 1980. L'informatisation a été un moyen sans lequel on n'aurait jamais pu déployer le système d'organisation dont Taylor avait rêvé. Dès lors, le poste de travail permet d'enregistrer, voire d'espionner, tout ce qu'on fait et tout ce qu'on ne fait pas. C'est ce qui a permis de systématiser l'individualisation des performances, dont on constate aujourd'hui les effets. Les solidarités, les liens, les protections ont commencé à sauter.

A partir de là, quel mécanisme se met en place pour aboutir à la souffrance au travail, qui peut se traduire, dans sa phase ultime, en suicide ?

Le suicide est l'aboutissement d'un processus de délitement du tissu social qui structure le monde du travail. Une organisation du travail ne peut pas être réductible à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles, évaluables à tout instant. Dans le réel, les choses ne fonctionnent jamais comme on l'avait prévu. Elle doit reposer également sur le "vivre ensemble". Lorsqu'on se parle, qu'on s'écoute, qu'on se justifie autour d'un café, c'est là qu'on dit des choses qu'on n'évoque jamais dans un cadre plus institutionnel : on critique la hiérarchie, on parle de ce qui ne marche pas, de ce qui fait difficulté et de ce qui irrite, bref on fait remonter le réel, qui est souvent décalé par rapport à la façon dont le management voudrait que ça marche.

C'est dans ces lieux de convivialité, informels, que se transmettent beaucoup de ces éléments qui permettent de renouveler les accords normatifs, constitutifs des règles de travail et de la coopération dans l'entreprise. Activité obligatoire et convivialité marchent de pair. C'est très important, parce que c'est dans ces moments que se construit le plaisir de s'accomplir, de se retrouver sur des enjeux communs, bref de vivre. C'est un processus extrêmement pacificateur des relations dans l'entreprise.

Sauf que cela devient rare...

Gérer les rapports humains par la violence, les crocs-en-jambe, les humiliations, les calomnies est ce qu'il y a de plus facile. C'est banal. Le fait que les êtres humains peuvent aller au pire est une pente naturelle. Que quelqu'un souffre dans son travail n'est ni nouveau ni exceptionnel. Mais avant, la communauté de travail offrait des contreparties aux conditions de travail difficiles, aux injustices, aux harcèlements, à travers des systèmes de solidarité assez forts, qui permettaient de tenir le coup. On ne laissait pas l'autre s'enfoncer. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, souvent, le lien social a été liquidé, on ne peut plus compter sur les autres, parce que la communauté est divisée et désorganisée.

Le système des évaluations individuelles entretient-il cette dégradation de l'organisation du travail ?

Les systèmes d'évaluation cassent le collectif. Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour délibérer, faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs. Travailler sous cet angle, c'est échouer. En fait, dans le meilleur des cas, les évaluations ne mesurent que le résultat du travail, elles ne reposent que sur ce qui est visible, quantifiable et objectivable. Or le travail n'est pas ce qu'on croit. Il ne se limite pas au temps qu'on passe dans l'entreprise. Entre le travail et le résultat de mon travail, il n'y a pas de commune mesure. Où s'arrête votre travail ? Au bout des 8 heures quotidiennes ? Mais quand vous n'en dormez plus, quand vous en rêvez, ça en fait partie ? On voit bien que lorsqu'on dit qu'on a produit tant de pièces ou tant de kilowattheures, on n'a pas réellement mesuré le travail. Prenons l'exemple du fonctionnement d'une ANPE. Admettons que l'évaluation dépende du nombre d'entretiens effectués dans une journée. Si vous avez en face de vous quelqu'un de peu qualifié, qui a du mal à s'exprimer, le traitement va prendre plus de temps que pour quelqu'un qui a un profil mieux adapté au marché du travail. Or dans un système d'évaluation, la tentation sera grande pour que les plus anciens, ou les plus malins, ou les plus forts préemptent les dossiers les plus faciles et laissent aux plus jeunes ou aux plus faibles les cas les plus délicats. C'est injuste, parce que ce n'est pas forcément celui qui a travaillé le plus qui va être le mieux évalué.

Ce peut être parfois aussi le meilleur qui recueille une bonne évaluation ?

ela peut arriver, mais avoir de meilleurs résultats constitue l'un des critères de l'excellence, mais pas le seul, car le travail n'est pas mesurable, n'est pas quantifiable. Ce sont avant tout les pairs qui peuvent se rendre compte que vous respectez les règles de l'art. Dans le système actuel, on met tout le monde en concurrence, avec des critères qui peuvent conduire à des injustices, voire à de la déloyauté, pour parvenir à ses fins. C'est tout cela qui concourt au délitement auquel on assiste.

Mais, pourtant, les entreprises ne sont-elles pas de plus en plus rentables ?

Il s'agit de performances en termes de profit, mais pas en termes d'amélioration de la qualité du travail. Prenons le tropisme de la qualité totale, qui actuellement se répand de toutes parts. C'est un système redoutable et pervers, car la qualité totale n'existe pas. Si on la décrète, on pousse les gens à frauder et à tricher. Comme il s'agit d'un idéal inatteignable, on est tenté de tordre la réalité. On compense par de la communication, on multiplie les bilans d'activité flatteurs, on truande. Du patron au salarié, chacun à son niveau participe au trucage. Dans ce système, il peut y avoir dégradation de la qualité du travail alors qu'on dégage des bénéfices. Quand on fait le bilan, cela donne des Eron, des Vivendi, des WorldCom, des AZF... Enron est un cas très intéressant, car ce n'est pas l'affaire d'un délinquant, c'est l'affaire de toutes les petites tricheries causées par une certaine organisation du travail, de la qualité totale érigée en principe intangible, qui pousse les gens à mentir et à ne pas faire les retours sur les décalages qu'il peut y avoir avec la réalité.

La remise en cause du système des évaluations, du management par le stress, est-elle compatible avec la compétition mondiale ? Certains parlent de guerre économique...

Il n'y a pas de guerre économique. Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système.

Quelles sont les solutions ?

La clé ne peut pas venir d'en haut, car tout le monde est sous pression, et, dans ce phénomène de cascade, il n'est pas facile de calmer le stress. L'une des voies consiste à s'appuyer sur la capacité des gens à reprendre la parole pour améliorer le "vivre ensemble". Savoir se dire ce qui rend la vie impossible, faire remonter les suggestions, avoir la volonté de se poser pour réfléchir, dialoguer avec l'autre. Le plus difficile pour l'encadrement, c'est d'écouter, et ensuite de le traduire en termes de management.

Croyez-vous que nous serons capables de le mettre en oeuvre ?

Nous souffrons beaucoup du court-termisme des dirigeants. Economistes et politiques exaltent le système qui consiste à ramasser le maximum d'argent dans un minimum de temps. Or ces bénéfices sont de plus en plus déconnectés du travail. Le "vivre ensemble" n'est pas rentable immédiatement, mais il est fondamental pour la pérennité du système. En tout état de cause, on ne laisse pas des gens mourir à cause du travail. On ne peut pas accepter qu'au nom de l'efficacité économique on casse notre société en mettant les gens sur le bord de la route. Cette violence générée par une mauvaise organisation du travail, c'est la société qui doit ensuite l'assumer en termes de dégâts sociaux et financiers. On ne peut pas constamment pomper le capital humain et l'intelligence collective sans se préoccuper des conséquences. Parce qu'au bout d'un moment, il n'y aura plus rien à pomper, nous aurons une société invivable, et le système économique ne fonctionnera plus. On a peut-être déjà atteint ces limites.

Propos recueillis par Stéphane Lauer

Article paru dans l'édition du 22.07.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-937979@51-935606,0.html


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mardi 10 juillet 2007

Redécouvrir les légumineuses

Extrait de "Diététique énergétique : mode d'emploi", de Richard ZAGORSKI

Les légumineuses

Les légumineuses sont des aliments particulièrement délaissés par " l'homme moderne ". Elles sont pourtant, avec les céréales et les légumes, à la base de l'alimentation de l'humanité, ceci depuis toujours. Les légumineuses ont des vertus sur la santé et des avantages nutritionnels méconnus qui méritent d'être redécouverts. Le mot même de légumineuse est si peu usité qu'il n'est pas inutile de rappeler ici à quoi il correspond : il désigne à la fois la plante et son fruit, lui même contenu dans une gousse. Cette famille comprend notamment : les haricots, les lentilles, les fèves, les sojas, les pois, les pois chiches, la luzerne, les lupins, etc.

Dans les pays industrialisés, leur consommation a chuté pour atteindre aujourd'hui 3 à 15 g par habitant et par jour (environ 5 g en France).

Les Français en mangent dix fois moins qu'il y a un siècle.

Le point de vue de la médecine chinoise

Les légumineuses sont des aliments de saveur DOUX et de nature NEUTRE. Seul le soja possède une nature FRAIS. Ce sont des aliments très nourrissants et les Chinois (ainsi que bien d'autres peuples de par le monde) en consomment quasi quotidiennement en accompagnement des céréales (riz-soja principalement). Les propriétés des légumineuses sont de :

    * reconstituer et soutenir l'énergie et le sang,
    * renforcer la Rate et l'Estomac.

De plus, certains (comme l'azuki, véritable aliment médicament, les haricots noirs) possèdent la propriété d'assécher l'Humidité et favoriser la diurèse. Ils ont de plus un effet positif sur le transit intestinal (débloquer les selles, arrêter la diarrhée, éliminer les accumulations alimentaires) ainsi que d'arrêter les vomissements.

CONSIDÉRATIONS PRATIQUES SUR LES LÉGUMINEUSES

L'achat

À l'achat, on choisira des légumes secs de qualité, intacts, de couleur vive. Les lentilles, les haricots (d'une multitude de variétés), les pois, se trouvent dans tous les commerces. Les autres, moins habituels, se trouvent plus volontiers dans les magasins de produits naturels, voire les magasins de produits orientaux.

La conservation

Autre avantage des légumes secs, ils se conservent très longtemps (environ un an) à condition de les garder dans un endroit à l'abri de la chaleur et de la lumière. Ainsi, ils ne perdent que très peu de leur valeur nutritive. Une fois cuits, vous pouvez les garder environ cinq jours au réfrigérateur.

L'utilisation des légumineuses

Les légumineuses se consomment de préférence cuites, entières ou réduites en purée. Elles peuvent également être moulues en farine.

Voici les formes classiques d'utilisation des légumineuses :

    * cuites à l'eau (haricots, lentilles, pois…),
    * en purée (le houmous, purée de pois chiche, les lentilles...),
    * en salade, germées (on peut faire germer le soja, le pois, la fève…),
    * fermentées (la gamme des produits fermentés à base de soja).

Les légumineuses servent souvent d'accompagnement mais peuvent aussi être l'ingrédient de base de mets principaux, comme chez nous le cassoulet, le petit salé aux lentilles, pour citer les plus connus. D'autres plats, plus exotiques, sont à base de légumes secs : les falafels, les pakoras (faites à partir de pois chiches), le dahl indien, qui est une purée de lentilles épicées.

Rappelons ici l'utilisation en tandem des céréales et légumineuses dans beaucoup de régions du globe : riz-soja en Asie, blé dur (semoule)-pois chiche ou fève au Moyen-Orient, mil-sorgho en Afrique, céréales variées (blé, avoine, seigle...) et lentilles, haricots en Europe. Dans toutes ces associations, retenons que : la légumineuse sert d'appoint (et non l'inverse). Remarque : Selon la vision occidentale, les légumineuses, riches en lysine (un acide aminé), complètent à merveille les céréales, qui en sont dépourvues. La combinaison judicieuse de protéines végétales (céréales + légumineuses) permet, lorsqu'elles sont consommées ensemble, d'obtenir un taux de protéines assimilables de 30 à 50 % supérieur à celui qu'elles auraient prises séparément.

Une mauvaise réputation parfaitement injustifiée

Malgré les propriétés exceptionnelles des légumineuses, celles-ci sont parfois déconseillées par les nutritionnistes. Elles passent pour être indigestes, provoquer des gaz, contenir des purines et des substances indésirables. Il apparaît cependant que les légumineuses sont consommées depuis toujours dans bien des pays sans que l'on ait pu observer de troubles particuliers.

En fait, ce ne sont pas les légumineuses qui sont en cause mais la faiblesse digestive de la personne qui les consomme. Simplement, certaines conditions d'emploi (que nous avons oubliées ou que nous ne prenons plus le temps de faire) doivent être respectées : consommation modérée, trempage et cuisson suffisamment longs et parfois fermentation (soja, haricot...). Il est aussi indiqué de les mâcher longuement, pour les rendre plus digestes et éviter d'éventuels ballonnements. L'utilisation d'aromates (comme la sarriette) au cours de la cuisson favorise également leur digestion.

Enfin, il est important de mentionner que les légumineuses, source majeure de fibres, sont considérées comme une aide précieuse dans la prévention du cancer du côlon, l'un des cancers les plus répandus.

Les conseils d'Anne TRAN

ASTUCES POUR PREPARER LES LEGUMINEUSES :

Surtout ne pas tremper les légumineuses pendant toute la nuit (comme c'est indiqué dans la plupart des recettes car ça va donner la mal digestion : gaz, gargouillement…)

Laver les légumineuses. Faire les cuire avec beaucoup d'eau pendant 5 minutes. Couvrez votre marmite ou votre fait-tout. Attendez jusqu'au refroidissement de l'eau de cuisson. Videz cette eau puis recommencez l'opération encore une fois avant de faire cuire définitivement. Avec cette façon de préparation, les légumineux ne vont pas fermenter dans l'eau donc la digestion sera plus facile.

LES LEGUMINEUSES LES PLUS UTILISEES      

Les azukis

Petit haricot rouge, à la texture très dure, très prisé en Asie, il peut être considéré comme un véritable aliment-médicament

Germination : oui (3 à 5 jours)

Pour plus de détails , voir la fiche AZUKI   

Les lentilles

Les lentilles sont des légumineuses très courantes chez nous et consommées depuis très longtemps. Il en existe plusieurs variétés (La lentille verte du Puy bénéficie d'une AOC)

Germination : oui (germe env 1 cm)
Protides :28 g (pour 100g), riche en fer
Premier producteur : L'Inde, dont la cuisine est riche en plats à base de lentilles

Remarque : les lentilles ont l'avantage d'être digeste et de pouvoir se manger en salades.    

Les pois, pois cassé, petits pois

Ils sont cultivés dans tous les pays à climat tempéré. Très courants chez nous, on les consommait sous forme de soupe ou purée très fréquemment.

Les pois cassés n'ont pas besoin de trempage et leur cuisson est de 1/2 h à 1 h.

Teneur en protéines : env. 22%      

Les fèves

Origine : région méditerranéennes, sud ouest de l'Asie.

Les fèves peuvent s'associer avec des aromates qui en facilitent la digestion : sarriette, coriandre, thym, oignon, échalote, ail...

Les fèves fraîches sont peu caloriques alors que les fèves sèches sont davantage énergétiques (345 kcal pour 100g). Les fèves fraîches sont sont riches en protéines et en fibres, en vitamines du groupe B (surtout B3, B5 et B9) et en vitamines C. Ainsi qu'en potassium, fer et magnésium.

Germination : non      

Les haricots

La légumineuse la plus courante chez nous avec les lentilles. Il en existe de nombreuses variétés commercialisées en France : Haricot de Soissons, lingot blanc, coco blanc, Mogette de Vendée, haricot tarbais, coco rose, chevrier ou flageolet, haricot rouge, haricot rose, cornille, haricot noir, pois du cap ...

Région productrices en France : Beauce, Sud Ouset, Nord Picardie, Vendée…

Germination possible : oui (2 à 6 jours)

Teneur en protéines : de 16% à 25 %.

Les pois chiches

Origine : bassin méditerranéen

Le pois chiche est le légume sec qui détient un double record : Très bonne teneur en glucides assimilables et pourcentage élevé en protéines végétales.

Utilisations possibles : purée, croquette, le fameux et délicieux houmous, salades , falafels, et bien sur le couscous...

Germination : oui (3 à 5 jours)    

Le haricot Mungo

Cet haricot est celui avec lequel on produit les fameux "GERMES DE SOJA",

Germination : 2 à 6 jours    

Le soja

Le soja est la légumineuse venue d'Asie la plus réputée dans le monde.Il existe en effet beaucoup de produits dérivés à bae de soja

Un dossier lui sera bientot consacré

Lire en attendant le dossier : Mythes et réalités autour du SOJA      

Le fenugrec

Le fenugrec est plus une plante médicinale qu'un aliment chez nous...

Pour plus de détails voir la fiche FENUGREC dasn la rubrique "épices"      

Le lupin

Grosse légumineuse jaune , c'est la plus riche en protéines : 44 %

Surtout dans les magasins diététiques et orientaux.

Copyrigth Ladietetiquedutao.com . Tous doits réservés    http://www.ladietetiquedutao.com


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vendredi 6 juillet 2007

Aspartame : un poison violent !

source : Biojournal.fr (http://www.biojournal.fr)

Par Corinne Gouget

Quel est le point commun entre des milliers de rats sacrifiés, des mensonges, une migraine, une personne obèse, dépressive ou aveugle, un paranoïaque, le groupe Monsanto et des milliers de produits « sans sucre » ? L'aspartame ...

Voici donc le meurtrier en série enfin dévoilé, dont nous sommes les victimes en France depuis presque 30 ans et ce, dans le plus grand secret !

Je m’intéresse aux effets secondaires nocifs pour la santé des additifs alimentaires, depuis plus de dix ans mais, pour ce qui est de l'aspartame, ce n'est qu'il y a 18 mois que j'ai découvert la terrible vérité sur ce poison. J'ai alors réalisé que j'avais perdu deux personnes de ma famille, toutes deux grosses consommatrices de produits « sans sucre ».

En poursuivant mes recherches, j'ai découvert l'association de bénévoles créée aux Etats-Unis en 1995 par le Dr Betty Martini : Mission Possible International (www.dorway.com) que je représente maintenant en France. Depuis, j'ai d'abord pu aider des personnes par Internet au Canada, en Australie, en Angleterre et aux Etats-Unis. Puis, peu à peu, j'ai rencontré de nombreuses victimes de l'aspartame en France, des personnes innocentes qui souffraient, sans le savoir, de plusieurs des 92 effets secondaires liés à l'aspartame et officiellement reconnus par la FDA (Food and Drug Administration) américaine depuis 1995. Au total, en 18 mois, j'ai rencontré près de 1 200 d’entre elles, âgées entre 3 et 92 ans et, fait inquiétant, dans un seul département du territoire français… C'est pour cela qu’il y a urgence à faire passer le message !


Il y en a partout !

Mais qu'est ce que l'aspartame ? Pour la plupart des gens, c'est tout simplement un édulcorant de synthèse pour remplacer le sucre, que des millions de femmes en surpoids et de diabétiques utilisent dans le monde entier sous forme de poudre ou de sucrettes, il est inutile de vous en citer des marques car vous les connaissez toutes !

Seulement voilà : il n'y en a pas que dans ses fameuses sucrettes ! L'aspartame est aussi présent dans plus de 5 000 produits alimentaires ou pharmaceutiques, dans 90 pays au monde et ce depuis plus de 25 ans… Des millions de Français en consomment tous les jours (adultes et enfants confondus), il y a même au moins une maternité en France où l'on a fait prendre des suppléments de calcium à l'aspartame aux nouvelles mamans afin de favoriser la montée de lait et depuis au moins 25 ans ! Au total, il y aurait au moins 250 millions de personnes dans le monde qui consommeraient chaque jour des produits à l'aspartame ! Et cet édulcorant rapporterait aux industriels mondiaux plus d'un milliard de dollars par an !

Je vous entends déjà me dire : « Mais vous n'y pensez pas ! Si c'est marqué sur les étiquettes, c'est que cela a été testé et autorisé par les autorités, c'est donc sans danger, sinon on le saurait ! Regardez ce qu'il y a marqué sur le dos de mon paquet de chewing-gums sans sucres : ‘En complément du brossage, l'Union française pour la santé bucco-dentaire recommande ce chewing-gum sans sucre, qui participe efficacement à la santé bucco-dentaire’, alors quel est le problème ? ». J'aurais bien envie de vous répondre : « Et si on vous avait menti ? ».

En fait, selon des experts indépendants, l'aspartame est un véritable poison ! Seulement voilà, alors que l'on en parle publiquement depuis plus de vingt ans aux Etats-Unis, le public français lui, a été gardé dans l’ignorance la plus totale depuis 1974. De ce fait, avec certains autres pays d'Europe, nous représentons aujourd'hui les plus gros consommateurs de produits à l'aspartame au monde !


De la triste famille des excitotoxines

Comme je le fais souvent remarquer aux personnes que je rencontre, lorsqu'elles font le plein de leur voiture, elles font bien attention au type d'essence qu'il faut mettre dans le réservoir, sinon la voiture aura des problèmes. Pour ce qui est de la nourriture, ces mêmes personnes ne prennent même pas la peine de lire la liste des ingrédients sur les emballages et, sans méfiance, elles remplissent leur estomac d'un cocktail de produits chimiques en toute ignorance, même la voiture n'en voudrait pas ! L'aspartame est un de ces produits chimiques les plus toxiques pour la santé !

L'aspartame (E 951) fait partie de la triste famille des excitotoxines, tout comme le glutamate monosodique (E 621 ou GMS), cousin chimique de l'aspartame largement utilisé depuis au moins 1948 qui lui, est un « poison caméléon » qui se cache sous divers noms tels que : arômes artificiels et parfois naturels, certaines épices, extrait de levure, huile végétale hydrogénée, extrait de protéines de soja, souvent utilisé comme exhausteur de goût dans des chips, des soupes en sachets, des sauces, des plats préparés, de nombreux aliments surgelés et de régime, des bâtonnets de « crabe »…

Ces excitotoxines sont neurotoxiques, c'est-à-dire qu'elles ont la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau (voir dessin) en les excitant jusqu'à ce qu'ils explosent comme l'a expliqué l'éminent neurochirurgien et nutritionniste américain, le Dr Russell Blaylock dans son livre : « Excitotoxins, The Taste that Kills » en 1994 (« Excitotoxines : le goût qui tue »), livre sur l'aspartame et le GMS qui sera peut-être bientôt traduit en français). Mais comme cela se fait peu à peu, au fur et à mesure de notre consommation de produits édulcorés à l'aspartame (boissons, sodas, jus d'orange, yaourts en pots ou encore à boire, gommes à mâcher, sucettes, bonbons divers, édulcorants de table, certains chocolats, produits de régimes, certaines confitures, céréales, suppléments de vitamines, des centaines de médicaments, au total plus de 5 000 produits dont la liste est impossible à faire…), on ne s'en rend pas compte tout de suite car ce véritable poison s'accumule dans notre organisme à notre insu, détruisant notre système immunitaire (au bout de deux heures !) et endommageant notre ADN sur son passage… Ah ! Si on nous l'avait dit !

L'aspartame est neurotoxique

L'aspartame, comme toutes les excitoxines, est neurotoxique : il a la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau. Dessin extrait du livre "Excitotoxins, The Taste that Kills" du Dr Russell L. Balylock.

Mais en réalité, il y a 92 effets secondaires officiellement reconnus depuis 1995 par la FDA aux Etats-Unis. En France, à part un risque de diarrhées, tout va bien ! Un peu comme un « certain nuage » de Tchernobyl qui ne serait pas passé au-dessus de notre beau pays…

Certaines personnes assez sensibles ont de la chance et souffrent très rapidement (dans les minutes ou les heures qui suivent) de maux de tête ou de nausées, après avoir consommé un seul produit contenant de l'aspartame, et comme elles sont à l'écoute de leur corps, elles en déduisent que ces produits ne sont pas bons pour elles. Alors elles savent les éviter.

Par contre d'autres personnes, elles, deviennent très rapidement dépendantes de ces produits en pensant éviter les calories et « faire attention à leur ligne » ou au bien-être de leur enfants…

Ces mêmes personnes vont voir leur santé se dégrader plus ou moins rapidement et souffrir d'un ou de plusieurs des nombreux effets secondaires, tout en ignorant complètement que c'est l'aspartame qui est à l'origine de leurs problèmes. Elles iront donc consulter leur médecin ou parfois même leur psychiatre qui, comme elles, n'étant pas forcement au courant de la toxicité de l'aspartame, va prescrire des médicaments qui eux aussi contiennent souvent le même poison… L'effet « boule de neige » commence alors, car l'aspartame interagit avec ces médicaments et les personnes peuvent parfois en mourir après quelques semaines ou quelques années !


Quelques-uns des 92 effets secondaires

Avant de voir de quoi est fait l'aspartame, voyons quelques-uns des 92 symptômes : maux de tête, insomnies, fatigue chronique, cernes grises sous les yeux, baisse et troubles de la vue, réactions cutanées plus ou moins graves, rougeurs au visage, démangeaisons, prise de poids, dépression, chute plus ou moins importante des cheveux, faim et soif excessives, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, douleurs articulaires, crampes, insomnies, pertes de mémoire, saignements de nez, vertiges, forte sensibilité aux bruits, sensation d'avoir froid même en plein été, problèmes menstruels, impuissance, problèmes sexuels, hyperventilation, attaques et convulsions, épilepsie, nausées, vomissements, hypo et hyperglycémies, baisse de l’intelligence, douleurs dans la poitrine, problèmes de thyroïde, tremblements, douleurs en avalant ou aussi en urinant, sensibilité aux infections, hypertension, asthme… Mais aussi troubles de la personnalité comme : soudaines crises d’agressivité parfois avec violences physiques, paranoïa, agoraphobie, phobies, paniques, sensations de « déjà vu », irritabilité, crises de démence, altération du caractère, difficulté de concentration, confusion, hyperactivité… Et, plus grave, cancer du cerveau, rupture d'anévrisme, problèmes cardiaques, attaques d’apoplexie, et même mort !

De plus, l'aspartame provoque des symptômes semblables aux maladies suivantes ou les aggrave : fibromyalgie, arthrite, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, lupus, diabète et complications diabétiques, épilepsie, maladie d'Alzheimer, lymphome, malformations congénitales, syndrome de fatigue chronique.


Quelle est la composition de l'aspartame ?

50 % de phénylalanine, toujours indiquée sur les étiquettes pour les « 2 % » de la population qui pourraient y être allergiques. On peut donc lire en tout petit : « Contient une source de phénylalanine », de la DKP (dikétopipérazine), produit dérivé de la phénylalanine qui se développe après de longues périodes de stockage et qui a été impliqué dans l’apparition de tumeurs au cerveau, 40 % d'acide aspartique, produit hautement dangereux pour le cerveau : l’espèce humaine est cinq fois plus sensible à cet acide (et à l'acide glutamique trouvé dans le E 621) que les rats et vingt fois plus sensible que les singes ! Cet acide a la mauvaise habitude de s'accumuler dans notre organisme, d’affecter notre cerveau (c’est un neurotoxique), notre système reproductif, il traverse aussi le placenta et peut atteindre le cerveau du fœtus. A forte dose, cet acide peut provoquer des crises d'angoisse, de l'hyperactivité ainsi que des obsessions.

Pour finir, les 10 % restants sont constitués de méthanol (ou alcool de bois), un poison mortel qui est graduellement libéré par l'intestin grêle à partir d’une température de 30 degrés lors du stockage, de la cuisson (qui a eu cette idée folle de faire un gâteau à l'aspartame ?), ou tout simplement dans le corps humain ! Ce poison s'accumule petit à petit et provoque en général des troubles de la vue tels que vision embrumée, voilée ou obscurcie, double vision, rétrécissement du champ visuel, dommages rétiniens et perte de la vue… Les autres symptômes d'un empoisonnement au méthanol sont en général des maux de tête, des bourdonnements d'oreille, des troubles gastro-intestinaux, des faiblesses, vertiges, frissons, trous de mémoire, douleurs fulgurantes aux extrémités, des troubles du comportement et des névrites…

Ce méthanol, une fois arrivé dans le foie, est converti en formaldéhyde qui est hautement neurotoxique et cancérigène pouvant provoquer à son tour des troubles de la vue, des malformations congénitales, des migraines, des vertiges, des nausées, des malaises, une mauvaise concentration et empêche aussi l'ADN de se reproduire. Pour terminer, le formaldéhyde, une fois ingéré, se transforme à son tour en acide formique qui se concentre dans le cerveau, les reins et d'autres organes. C'est un produit très dangereux pour les cellules. Pour les connaisseurs, voir le dessin de la structure chimique de l'aspartame.

Structure chimique de l'aspartame
Structure chimique de l'aspartame, extraite du gros livre du Dr HJ Roberts, "Aspartame disease : An Ignored Epidemic".


Un résumé de la lugubre histoire de l'aspartame…

1965 : dans les laboratoires de GD Searle, un chimiste découvre par accident l'aspartame tout en travaillant sur un médicament pour soigner les ulcères. Cette substance est 180 fois plus sucrée que le sucre, sans être calorique, quel rêve pour les industriels !
1967 : les premières expériences sont faites sur des singes et montrent déjà de grands risques de malaises, d'épilepsie et de mort.
1971 : le Dr John Olney, professeur de neuropathologie et de psychiatrie, ayant déjà démontré la dangerosité de glutamate monosodique, parvient à prouver que l'acide aspartique (composant de l'aspartame) provoque des trous dans le cerveau de jeunes souris !
1973 : Searle présente au FDA une centaine d'études où les tumeurs du cerveau observées chez les singes et des souris sont « oubliées ».
1974 : le 26 juillet, la FDA autorise l'aspartame comme additif, uniquement dans les aliments secs, malgré le manque d'études plus approfondies sur les résultats de Searle. Certaines personnes commencent alors à en consommer en France alors que la FDA met en suspens la mise sur le marché de l'aspartame. Toute une série de rapports et de personnes manipulées avec beaucoup d'argent a suivi, même Donald Rumsfeld ; aujourd'hui secrétaire à la défense aux Etats-Unis, s'en est mêlé dés 1977 et a joué un rôle capital pour imposer l'aspartame sur le marché en 1981…
1979 : malgré des rapports très inquiétants au sujet de la toxicité du méthanol, soit 10 % de l'aspartame, considéré comme un poison mortel depuis 1978, l'aspartame est alors introduit dans certains produits pharmaceutiques en France !
1980 : les sucrettes à base d’aspartame sont en vente dans toute l'Europe, sauf en Angleterre…
1981 : l'aspartame est autorisé dans certains produits alimentaires sous forme de poudre, dans les chewing-gums, les édulcorants de table (Nutrasweet aux Etats-Unis), des céréales, certains desserts, et cafés instantanés.
1983 : l'aspartame est autorisé dans les boissons gazeuses aux Etats-Unis puis en Angleterre.
1984 : la FDA autorise l'aspartame dans les suppléments de vitamines et en juillet une étude faite par The Journal of Applied Nutrition montre qu'à des températures élevées, l'aspartame se transforme plus rapidement en méthanol (peut-être est-ce là la raison de la mention sur les bouteilles « Servir très frais »).
1985 : le 1er octobre, Monsanto, le célèbre producteur d'hormones bovines, d'OGM et de pesticides comme le Round Up, achète Searle pour 2,7 milliards de dollars.
Par la suite, l'aspartame est utilisé dans de plus en plus de produits, malgré les milliers de plaintes des consommateurs américains, les rapports se succèdent mais rien en France…
1995 : le Dr Betty Martini crée aux Etats-Unis Mission Possible International.
1997 : sortie du livre du Dr Russell Blaylock, « Excitotoxins : The Taste That Kills ».
1998 : Monsanto voudrait faire approuver le Néotame comme nouvel édulcorant ; 60 fois plus doux que l'aspartame et jusqu'à 13 000 fois plus doux que le sucre, autre produit chimique peu étudié et suspecté d'être aussi neurotoxique. En mai, une étude indépendante faite par l'université de Barcelone prouve encore la toxicité de l'aspartame mais on l'oublie vite… Et en octobre, on se rend compte que même certaines boissons autres que « light », « free » ou « sans sucre » contiennent aussi de l'aspartame car il coûte trois fois moins cher que le sucre. Il faut alors lire toutes les étiquettes !
2000 : Monsanto revend Nutrasweet à un groupe d'anciens directeurs de Monsanto (440 millions de dollars) et revend ses intérêts à Nutrasweet AG et Euro Aspartame (qui a même une usine dans le nord de la France). Depuis, cet additif n'a pas cessé d'être le plus controversé au monde.
2001 : sortie du plus gros livre sur l'aspartame du Dr H.J. Roberts, contenant plus de 1 000 pages : « Aspartame Disease : An Ignored Epidemic », contenant des centaines de témoignages et bouleversant.
2002 : le 9 juillet, le Néotame est autorisé dans certains pays.
2004 : en mai, un documentaire sur les effets secondaires de l'aspartame et du glutamate monosodique sort en DVD : « Sweet Misery : A Poisoned World », un documentaire extraordinaire réalisé par une victime de l'aspartame qui était atteinte de sclérose en plaques et qui avait douze taches dans le cerveau de différentes tailles, c’était en février 2002. Une fois désintoxiquée (il y a sept cliniques de désintoxication dans le monde mais aucune en Europe), cette personne a perdu 34 kilos, a quitté son fauteuil roulant et n'a presque plus de taches dans le cerveau. La mise officielle sur le marché de ce DVD (voir encadré) est prévue pour décembre 2005. Ensuite suivra un autre documentaire dont le titre sera : « Sweet Remedy ». A suivre…
2005 : une étude italienne de l'Institut de Ramazzini de Bologne prouve que l'aspartame provoque des leucémies et des lymphomes, mais cela ne fait toujours pas les grands titres en France. Pendant qu'un magnifique article de 12 pages y a été consacré dans le magazine anglais « The Ecologist » en septembre 2005. Selon le magazine Nexus numéro 10, on a consommé 400 millions de kilos d'aspartame depuis sa mise sur le marché.

Lors d'une conférence dans un congrès sur la santé, au printemps 2005, une petite phrase m'a marquée : « On ne pourra pas changer le système par le haut mais on pourra le changer par le bas ». « Le bas », c'est nous tous, les consommateurs qui achetions tous ces produits dangereux sans le savoir, nous avons le droit de dire non et de dépenser notre argent dans des produits de meilleure qualité nutritive, les plus naturels possible car notre corps n'est pas fait pour consommer des produits chimiques ! J'ai rencontré de nombreuses personnes qui disent manger bio mais qui prenaient 2, 4 ou 6 sucrettes par jour ou encore qui mâchaient des chewing-gums « sans sucre » jusque-là ce qu'elles me rencontrent !

Il est intéressant de savoir que sur 500 additifs autorisés et 4 000 aromes qui sont plus souvent chimiques que naturels, selon une étude récente, nous consommerions en un an… près de trois kilos d'additifs par personne ! Pour ce qui est de l'aspartame, je peux vous dire que j'ai déjà tué un rat sur ma terrasse et deux souris dans mon garage avec des sucrettes « offertes » par des victimes, d'autres personnes en ont utilisé en poudre (sans la respirer !) pour se débarrasser de fourmis ! Les effets secondaires de l'aspartame sont souvent réversibles, faites donc le test des 60 jours sans aspartame ni glutamate monosodique, cuisinez vous-même vos plats, évitez les viandes rouges qui contiennent une source naturelle de phénylalanine et buvez près de deux litres d'eau par jour !
                          
Mission Possible International
Mission Possible International est une association fondée par le Dr Betty Martini dont le siège se trouve à Atlanta, aux Etats-Unis. Depuis 1993, Betty Martini œuvre sans relâche à alerter l’opinion des dangers de l’aspartame. Infos et témoignages : www.dorway.com, rubrique Mission Possible.
            
            Sites Internet en Français
            - http://biogassendi.ifrance.com, rubrique « Alzheimer, restaurant chinois », pour des infos sur l’aspartame et le glutamate monosodique.
            - www.jeunesse-ardente.net/Diaporamas/Aspartame.pps : un diaporama très bien fait (sous PowerPoint).
            
            Numéro spécial de The Ecologist
Le célèbre mensuel anglais a fait la couverture de son numéro de septembre 2005 sur l’aspartame, un dossier choc de Pat Thomas.

Article paru dans Biocontact n°152, dossier "Les sucres", reproduit avec l'autorisation de l'auteur et de Biocontact

Corinne Gouget représente en France depuis 10 mois Mission Possible International, association de bénévoles internationaux. Passionnée de nutrition depuis qu’elle exerce le métier le plus difficile au monde, celui de maman, elle s'intéresse depuis 11 ans aux effets nocifs pour notre santé de tous les autres additifs.

Contact
Si vous souhaitez partager votre témoignage, connaître les moyens peu coûteux de vous désintoxiquer de l’aspartame, demander des conseils, parler, n’hésitez pas à contacter Corinne Gouget. Prière de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse.

Mission Possible France,
Corinne Gouget,
c/o Produits naturels,
30, place du Marché,
34800 Clermont-l'Hérault,
Email : missionpossible.france@wanadoo.fr


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mercredi 27 juin 2007

Le yoga pour enfants

Le yoga peut être utile aux écoliers stressés, déconcentrés ou affligés de maux de tête.

Pas facile de rester des journées entières assis sur une chaise quand on a 11 ans ! Pourtant, Jonah adore les maths. Mais après la troisième heure de cours, il a du mal à rester concentré. Jonah est scolarisé à l’école internationale de Munich. Il ne rentre jamais chez lui avant 16 heures. Sans oublier tous les devoirs à faire ! Mais aujourd’hui, c’est mercredi…

Et comme tous les mercredis, Jonah se rend à son cours de yoga en compagnie de son ami Jonas. Le plus âgé du groupe a 15 ans, le plus jeune en a 9. Tous ces enfants sont stressés à cause de l’école. Ils sont tendus, nerveux. Mais ils souffrent, avant tout, de troubles de la concentration. Le yoga peut s’avérer très utile aux écoliers stressés, déconcentrés ou affligés de maux de tête.
Pour l'animatrice Doris Iding, la maîtrise de la respiration constitue la clé de voûte des cours de yoga pour enfants: "La plupart des enfants se mettent très tôt à respirer de façon superficielle. A la naissance, l’enfant a généralement une respiration naturelle. Elle est ancrée profondément dans le bas-ventre. Mais les enfants sont exposés très tôt au stress et leur respiration devient, peu à peu, beaucoup plus superficielle : ils respirent uniquement avec le haut de la cage thoracique. On perd alors l’effet relaxant et décontractant."


Mais les enfants doivent avant tout s’amuser. C’est la raison pour laquelle les cours pour enfants sont beaucoup plus ludiques que les cours pour adultes. Les exercices ne portent pas de noms sanskrits. Ici, on préfère parler de "lion rugissant" ou de "fleur de lotus". Tous les noms sont inspirés de la nature. Cela a un impact très positif sur les enfants. Doris Iding a même remarqué que les enfants avaient gagné en assurance grâce au yoga, et qu'au bout de deux ou trois mois, ils arrivaient à obtenir de meilleures résultats scolaires.

Les asanas, c’est-à-dire les postures de yoga, sont plutôt complexes pour des enfants. Mais, en raison de leur grande souplesse, ils ont généralement plus de facilité que les adultes à faire certains exercices. En revanche, ils tiennent moins longtemps.

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HIPPOCRATE - Magazine de santé
Mardi 19 septembre 2006 à 14h00
Rediffusion du 11 novembre 2005
Rédactrice en chef : Birgit Engel Une coproduction BR -ARTE G.E.I.E.

http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/hippocrate/1000628.html


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samedi 23 juin 2007

La méditation de shiné

La méditation de shiné par Lama Guendune Rinpoché

Le propos de la pratique de la méditation est d'atteindre à une vision directe de la nature de l'esprit. Afin d'y parvenir, le méditant doit tout d'abord acquérir un certain contrôle de son esprit, et être capable d'en apaiser les perturbations et de le maintenir en l'état de calme mental.

C'est le but de la pratique de Shiné {en. sanskrit, samatha), première étape du chemin de la méditation. Dans le texte : " L'océan du sens certain ", du 14ème Karmapa Tek Tchok Dorjé, on trouve cette définition ; Zhi : (paix) pacification des émotions. Nés : (demeurer) établi en cet état.

C'est en s'appuyant sur ce texte que Guendune Rinpoche a donné l'enseignement qui suit.

Les conditions du succès

Lama GuendunePour pratiquer Shiné et Lhaktong, (la vue pénétrante : l'étape suivante sur le chemin de la méditation, la stabilisation de l'esprit servant de tremplin pour voir directement la nature de l'esprit), on doit commencer par prendre le contrôle de l'esprit. A cet effet, on s'appuie sur les 4 préliminaires spéciales, qui sont les conditions nécessaires du succès.

La première est dite causale car elle est l'élan de base qui permet de méditer. La seconde est appelée principale car elle est la plus importante. Ensuite vient la condition mentale qui traite des vues de base de la méditation enfin, la condition immédiate, ainsi nommée car elle intervient au moment même de la pratique de la méditation.

La condition causale

Elle consiste à se libérer de la saisie des choses comme réelles et à être sans attachement ; pour cela il est nécessaire de rejeter complètement l'activité mondaine. La progression vers cet état fait l'objet des préliminaires ordinaires qui permettent d'apprécier la valeur de cette vie humaine et la difficulté qu'il y a à l'obtenir.

A travers la méditation sur l'impermanence, on en vient à comprendre que cette vie finira tôt ou tard - quand, on ne peut le prédire - qu'elle est comme la rosée du matin et qu'après notre mort seul le Dharma pourra nous venir en aide. Par cette réflexion on reconnaît l'inutilité d'amasser la richesse et les possessions matérielles et de s'efforcer de garder ses amis et d'attaquer ses ennemis. Par contre, en concentrant son esprit sans distraction sur des choses qui ont un sens pour les vies futures, on discipline son caractère, on gagne une compréhension de ce que représente le samsara et une véritable renonciation se fait jour.

Lorsque notre seule préoccupation est devenue l'atteinte de l'Illumination, nous devenons sans une ombre d'attachement et de saisie et toute activité mondaine ordinaire se révèle superflue. Même en ce qui concerne le Dharma, des activités telles qu'écouter de nombreux enseignements, débattre et discuter ou pratiquer de nombreux rituels ou récitations de mantras, devraient être abandonnées pour se retirer dans un endroit isolé où on se livrerait uniquement à la méditation sans être concerné par aucune autre activité.

Pourquoi devons-nous agir ainsi ?

Pour connaître un état de méditation authentique, il est nécessaire de discipliner son esprit ; si nous sommes constamment agités extérieurement et intérieurement, la méditation pure et parfaite ne peut se développer.

La condition principale

Le chemin suprême conduisant à la réalisation du Mahamoudra repose entièrement sur la grâce du lama, par conséquent on doit se relier fermement à un ami spirituel parfait. Il en est quatre sortes :
le lama de lignée, le lama tel qu'il est décrit par les instructions du Bouddha, le lama symboliquement représenté dans la manifestation et le lama ultime.

Le lama de la lignée

Le 1er KarmapaC'est celui qui est dépositaire des instructions orales et des méthodes de méditation d'une lignée authentique qui prend sa source dans le Dharmakaya Dorjé Chang et s'est perpétuée en une continuité ininterrompue jusqu'à ce jour. L'influence spirituelle véhiculée par la lignée ne doit pas avoir été altérée, les liens sacrés doivent avoir été maintenus intacts, de sorte que la bénédiction se transmette à travers tous les membres de la lignée de façon continue comme les perles d'un rosaire réunies par un fil d'or tout comme l'eau d'un vase est complètement et entièrement transvasée dans un autre, sans qu'une seule goutte soit perdue.

Un tel lama, lui-même complètement réalisé, est à même de transmettre cet héritage à son disciple, lui permettant de l'expérimenter et de le réaliser lui-même. Ce n'est que par le lama de lignée que peut s'embraser la flamme de l'expérience chez le disciple, comme on allume une bougie à une autre.

Le lama doit aussi être capable de faire naître la sagesse et la connaissance chez les autres par sa vision de la réalité ; il doit savoir que c'est sur la base de la pensée conceptuelle que la connaissance véritable peut être atteinte, par la reconnaissance que les pensées sont des alliés à transformer en sagesse ; il doit pouvoir également transformer en énergies bénéfiques toutes les circonstances défavorables, les forces obstructrices, les obstacles, etc., qui peuvent survenir.

Toute l'illusion vient de la non-reconnaissance de la pensée conceptuelle. Connaissant sa nature, nous réalisons qu'elle est sagesse et qu'elle peut nous aider à progresser sur le chemin jusqu'à ce qu'aucune illusion ne demeure. Celui qui ne s'attache pas aux concepts mais les connaît comme étant la sagesse primordiale, n'est jamais limité par l'univers : il est pareil à une étincelle qui tourbillonne dans le ciel, II faut se mettre en quête d'un lama possédant de telles qualités et, quand on l'a rencontré, avoir pour seule préoccupation la foi et la dévotion qu'on lui témoigne, et s'en remettre a lui complètement.

Un tel être est celui que Naropa appelle "un lama authentique détenteur de lignée".

Le lama tel qu'il est décrit par les instructions du Bouddha

Quand on a reçu des explications orales et les instructions pratiques du lama, on peut développer la confiance véritable. Il est alors possible de confronter ses propres expériences et les instructions du lama avec l'enseignement du Bouddha tel qu'on le trouve dans les textes et les commentaires toujours avec un grand respect de ce qui y est dit. Ainsi, on peut continuer la pratique en accord avec la compréhension acquise. "D'abord, s'en remettre au lama ; puis s'appuyer sur les textes", c'est-à-dire : d'abord demander au lama les instructions, puis les mettre en pratique, enfin consulter les textes pour voir si l'expérience de la méditation correspond à ce qu'ils décrivent. Il est alors possible de revenir poser des questions au lama pour poursuivre la méditation en accord avec sa réponse.

Le lama symboliquement représenté dans la manifestation

Chaque fois que l'on est en contact avec l'élément terre, on doit se rappeler que, puisque le lama est la sphère des phénomènes, le support qui permet le développement de toutes les qualités, à cet égard il est comme la terre. De cette façon, l'élément terre peut nous aider à progresser le long du chemin.

L'eau nous rappelle le flot continu de son activité ou "l'humus" de son amour et de sa compassion. C'est l'eau comme ami spirituel.

Par la force du souffle de l'expérience et de la réalisation du lama, nos émotions perturbatrices et notre ignorance sont purifiées, comme le vent balaye la poussière.C'est le vent comme ami spirituel.

Libre de tous les voiles de ce qui est ou ce qui n'est pas, le Dharmakaya omnipénétrant ; ainsi le ciel devient un ami spirituel.

Une telle approche nous révèle que tous les éléments et les composés de ces éléments peuvent être reconnus comme le lama et qu'alors l'expérience de la manifestation devient l'expression symbolique du lama.

Le lama ultime

Lorsque le lama nous a montré notre esprit comme étant le Dharmakaya, puis, qu'en ayant eu la vision directe, nous stabilisons cette expérience, alors cette réalisation de la nature de la réalité devient notre lama ultime.

De ces 4 lamas, le plus important est le lama de lignée ; ce n'est que lorsqu'il nous a montré la réalité sans erreur que nous pouvons cheminer vers la réalisation.

La condition mentale

Ne développez pas d'idées fixes sur l'esprit et la méditation, telles les idées associées aux différentes écoles de pensée. S'attacher à un point de vue particulier, le développer et le défendre empêche de voir la véritable réalité du Mahamoudra. Le Mahamoudra ne contredit aucun point de vue, plutôt il les englobe tous : C'est la réalité originelle du Dharmakaya, sans faille, parfaite, transcendant toute relativité, l'esprit essentiel libre de projections, la sphère de manifestation telle qu'elle est réellement. C'est la confiance en cela qui est nécessaire, car c'est cela dont nous avons besoin pour pratiquer. A travers une telle pratique, nous réalisons que toutes les pensées sont la manifestation de l'esprit lui-même, et, loin de les abandonner, nous les réalisons comme étant les 4 Kayas : pratiquer ainsi est la condition mentale.

La condition immédiate

Lorsque l'on pratique la méditation du Mahamoudra, on ne doit pas penser : " Je devrais méditer comme cela et non comme ceci ; faire cela et non ceci, etc." Elle doit être approchée l'esprit ouvert et surtout sans aucun espoir de méditer " bien " , ni aucune peur de l'échec.

Libre de telles projections, détendu, l'esprit reposant en lui-même, telle est la condition immédiate du succès.

LES ATTITUDES ESSENTIELLES DU CORPS ET DE L'ESPRIT

Attitudes essentielles du corps

" Lorsque le courant des énergies est stabilisé de façon juste dans le corps, la réalisation s'élève dans l'esprit ".

Une fois acquis le contrôle de l'esprit par la pratique des 4 conditions nécessaires au succès, le méditant en vient au cœur de la pratique de stabilisation de l'esprit.

Tout d'abord, il lui faut apprendre les points essentiels de la posture physique puis recevoir les instructions concernant les bases de l'attitude mentale à appliquer lors de la session de méditation.

La posture physique spécifique à la pratique de Shin-eh est appelée " Posture en 7 points", qui se détaille ainsi :

1. Les jambes doivent être croisées dans la position du lotus complet.

2. Les mains, paumes en l'air, reposent à 4 doigts sous le nombril dans le " geste de la méditation" . Les pouces pressent la base de l'annulaire ; les mains sont pliées au niveau du poignet et exercent une légère poussée sur le dessus des cuisses, à la jonction des jambes et du tronc.
Ceci est dû à la présence des " veines " d'énergies subtiles cheminant dans le corps qui véhiculent le flux des perturbations émotionnelles.
En prenant la posture correcte, la circulation des énergies se trouve empêchée par l'obstruction réalisée sur les " veines ", opérant un effet similaire sur l'esprit et permettant de connaître une méditation libérée des influx émotionnels. Deux points importants de ces canaux d'énergie sont localisés, l'un à la base de l'annulaire, et l'autre à la jonction des cuisses et du tronc.
Les bras doivent être tendus, les coudes rentrés de façon à ce que la partie supérieure du bras soit tournée vers l'extérieur et que l'avant-bras soit dirigé vers l'intérieur, comprimant ainsi les côtés de la cage thoracique où circulent d'autres " veines ". Afin de permettre au corps de supporter l'extension des bras, il est d'usage d'utiliser un coussin de méditation dont l'épaisseur doit être celle d'un poing.

3. Les épaules doivent être comme les ailes d'un vautour, c'est-à-dire haussées droit et vers l'extérieur, ni voûtées tombantes vers l'avant, ni tirées en arrière.

4. La gorge doit former un crochet ; le menton rentré vers le larynx sur un plan parfaitement horizontal, sans laisser la tête pencher vers l'avant ou l'arrière. Ceci comprime le flux énergétique des 2 "artères" situées de chaque côté du cou.

5. La colonne vertébrale doit être dressée comme une flèche, c'est-à-dire que l'on doit s'assurer que le dos est complètement étiré, ne pouvant ainsi pencher d'un côté ou de l'autre ni s'incliner vers l'avant ou l'arrière. En pratique, cela provoque un mouvement de la poitrine vers l'arrière alors que l'abdomen vient vers l'avant.

6. Les yeux doivent être mi-clos, le regard dirigé vers le bas à 4 doigts de la pointe du nez, sans cligner, ni errer alentour.

7. La mâchoire doit être détendue, les lèvres ni écartées ni pressées l'une sur l'autre, la langue reposant contre le palais, ce qui ralentit la sécrétion salivaire.

(Note du traducteur : II est conseillé de se faire démontrer la posture auprès d'une personne qualifiée plutôt que d'essayer par soi-même.)

Si l'on parvient à verrouiller le corps dans cette posture, la stabilité mentale apparaît et le mouvement désordonné des pensées cesse automatiquement ; exactement comme lorsque l'on ferme à clé la porte d'une maison, personne n'y pénètre.

Une fois l'esprit dissous en l'état non-conceptuel, on en vient à réaliser la Sagesse Primordiale Née d'Elle-même, la Vision Pénétrante (Lhaktong) ; mais pour qu'il en soit ainsi, il est nécessaire d'avoir un esprit stable, ce qui est le fruit de la posture.

Dans la position complète, le corps est complètement étiré et il en est de même pour les " veines " d'énergies subtiles, ce qui amène ces énergies à se rassembler dans l'Artère Centrale avec pour effet la stabilité et le contrôle de l'esprit. Ces énergies subtiles sont les " montures " chevauchées par les pensées ; donc contrôler ces énergies revient à maîtriser les pensées et stabiliser l'esprit. Ceci est appelé utiliser l'énergie subtile pour contrôler l'esprit.

II est également possible d'utiliser l'esprit pour contrôler l'énergie subtile avec le même résultat : en laissant reposer l'esprit dans son état non façonné, le mouvement des pensées s'apaise de lui-même, les courants d'énergies subtiles se regroupant en la Veine Centrale. Ces 2 méthodes jouant de l'interdépendance de l'esprit et des énergies subtiles furent introduites par Saraha et Naropa.

Pourquoi est-il nécessaire que les jambes soient dans la posture du plein lotus ?

Dans cette position, le "souffle descendant-évacuant" se rassemble en l'Artère Centrale empêchant l'apparition des émotions liées à la jalousie de troubler la méditation.

De même, la position des mains dans le geste de la méditation - 4 doigts sous le nombril - permet aux énergies subtiles liées à l'élément eau, de se rassembler en la Veine Centrale, pacifiant ainsi la colère.

Le dos dressé comme une flèche et les épaules comme les ailes d'un vautour rassemblent en l'Artère Centrale les énergies subtiles liées à l'élément terre, prévenant la torpeur.

Le cou en crochet provoque le rassemblement des énergies de l'élément feu, calmant ainsi le désir.

Le regard dirigé vers le bas, sans cligner, à 4 doigts de la pointe du nez, et la langue reposant contre le palais, recentrent l'énergie subtile de l'élément vent, apaisent l'orgueil et aiguisent l'attention.

Ainsi la clé de l'esprit, ce sont les énergies subtiles ; la clé des énergies subtiles, ce sont les " veines " dont le contrôle dépend de la position des yeux c'est donc le point primordial : Lorsque l'on apaise l'esprit par la pratique de la méditation de Shiné, le regard est dirigé vers le bas, de façon détendue, aidant ainsi à stabiliser l'esprit. Pour la pratique de la méditation de la vision pénétrante (Lhaktong), les yeux regardent directement en face (sur un plan horizontal). Dans la méditation du Mahamoudra où l'on identifie l'esprit avec l'infinitude de l'espace, le regard est tourné vers le ciel.

Par l'observance de ces 7 points de la posture physique, les 3 poisons mentaux disparaissent automatiquement. L'aspect fondamental de cette posture est le regroupement de toutes les énergies subtiles en l'artère centrale stoppant tout processus conceptuel et laissant l'esprit dans un état de clarté et de non restriction en lequel les expériences de la réalisation peuvent se manifester rapidement.

Lorsque le corps ne peut conserver la posture, soit qu'il se voûte, soit qu'il penche, les pensées envahissent l'esprit et le méditant en perd le contrôle. Ainsi, si le corps s'incline vers la droite, le pratiquant connaît tout d'abord une clarté de la méditation, qui va se trouver rapidement remplacée par l'émotion de la colère et l'on s'expose à la menace des démons royaux.

Si le corps a tendance à pencher vers la gauche, apparaît une expérience initiale de Félicité qui se transforme très vite en désir violent et l'on tombe sous l'influence des démons féminins et nagas.
Courbé vers l'avant, le dos s'arrondit et forme une bosse ; il s'élève tout d'abord une qualité de non conceptualité qui laisse place à la torpeur, donnant prise a l'activité des influences négatives des divinités de la terre, etc. En particulier, lorsque l'esprit se détourne de sa méditation pour s'attacher à une situation extérieure - par exemple : si deux personnes tiennent une conversation à proximité du méditant, si celui-ci laisse prise à l'irritation, vont s'élever en l'esprit conscience de soi et colère vers les autres. Ce genre de situation provoque de nombreuses déviations de la méditation causées par la perturbation de l'énergie subtile " maintenant la vie ".
La tendance du corps à partir vers l'arrière se traduit par une expérience de vacuité spontanée, à laquelle succède l'orgueil, racine de toutes les émotions, et l'on tombe sous l'emprise de tous les types de maras mentionnés plus haut, l'esprit étant très instable, empli de pensées discursives.
Il est donc d'une importance extrême de maîtriser cette posture qui prévient toutes les déviations et développe toutes les qualités de la méditation.

MarpaCe que soulignait Marpa :
- "Si l'on faisait une pile de toutes les instructions spirituelles existant au Tibet, mes instructions sur la posture de la méditation la dépasseraient de la tête et des épaules."

Si la posture se révèle difficile au début, il convient de se familiariser avec et de s'y entraîner progressivement. Dés que vous avez un moment de libre, mettez-vous en position ; commencez par 3 mn, par exemple, puis graduellement, allongez la durée selon vos possibilités, 5 mn, 10 mn et ainsi de suite.

Lorsque l'on parvient à garder la position pendant une longue période, les éléments internes du corps retrouvent leur équilibre : la longévité s'accroît, les maladies antérieures guérissent, celles à venir sont évitées, et par la force croissante des énergies subtiles, le corps se sent bien et à l'aise.

Si les jeunes peuvent s'habituer rapidement à la posture, c'est souvent plus difficile, voire même impossible pour les plus âgés, même avec temps. C'est pourquoi il est conseillé de prendre une position plus facile, l'essentiel étant de garder le dos le plus droit possible. Lorsqu'on ne tient pas la posture complète, il est souvent préférable de diriger le regard en face de soi ou même légèrement relevé : un dos courbé couplé avec un regard plongeant rendent très vite l'esprit sombre et endormi ; garder une vision plus relevée permet à l'esprit de rester frais et conscient.

En pratique, dès que l'on sent l'esprit envahi par la torpeur ou l'assoupissement, il faut relever les yeux et identifier l'esprit avec l'ouverture du ciel ou de l'espace ; ceci a pour effet de dissiper la torpeur et ravive la clarté et luminosité de l'esprit.

Une fois l'esprit calme et stabilisé, regardez directement devant vous, il n'est plus nécessaire alors de poser l'esprit par un regard vers le bas ni de le rafraîchir en relevant les yeux. Ne soyez pas rivés à une position des yeux, mais vouloir méditer, et simplement demeurer détendu et sans attachement dans l'ouverture et la clarté.

Une fois la méditation quelque peu affermie, on devrait alors entretenir, sans s'en détourner, la même expérience de la clarté et de la vacuité non référentielles dans notre activité quotidienne. D'abord, on maintient l'expérience le temps d'un repas, d'une tasse de thé, de réciter un OM MANI PADME HOUNG ou de faire trois pas - le temps que l'on peut, avec une attention non distraite. Ensuite, on s'exerce à demeurer dans la clarté et la vacuité quelles que soient les circonstances auxquelles on est confronté, même si l'on se trouve face à des dangers plus ou moins importants.

"Si l'esprit est libre d'interférences, il est lumineux ; si on ne trouble pas l'eau elle est claire ." Gampopa.

En effet, un esprit libre d'attachement et reposant dans son état naturel, sans que lui soit imposée l'idée de méditer, demeurera clair, de la même manière que le soleil brille intensément si aucun nuage ne le voile. En cet instant, nos esprits sont emplis d'anxiété, Pourquoi ? Car nos 6 sens sont obstrués ; si nous pouvions les laisser fonctionner naturellement et sans obstacle, il n'y aurait aucune quête, aucune anxiété, ni aucune frustration, et nous pourrions demeurer libres et détendus dans un état de non-attachement. Donc que vous méditiez ou que vous accomplissiez des tâches quotidiennes, laissez votre esprit détendu, naturel et sans effort.

Qu'est-ce que l'esprit ?

C'est ce qui pense, réfléchit, se souvient, etc. Cependant la nature véritable de l'esprit est au-delà des idées qu'il projette.
Vous ne trouverez pas l'esprit en le cherchant ; vous ne le verrez pas en le regardant ; si vous l'examinez vous n'arriverez à aucune conclusion ; si vous tentez de le saisir. vous ne le tiendrez pas ; si vous voulez le repousser il ne s'en ira pas ; si vous le posez il ne restera pas ; si vous tentez de le combiner il ne se combinera pas , la division ne le divisera pas ; la séparation ne le séparera pas ; vous ne le connaîtrez pas en l'examinant ; vous ne le réaliserez pas en l'expliquant ; il ne peut être démontré par aucun exemple ; il ne peut être réduit par ce que vous mettrez dessus ; quel que soit le nom que vous lui donnez, vous n'aurez pas tort.

De quoi a-t-on besoin pour le réaliser ?

On a besoin de la foi, de la confiance et de la grâce du lama.

Comment peut-on pratiquer ?

Ne chassez pas consciemment les pensées, ne les supprimez pas à dessein ; ne vous maintenez pas de façon délibérée en équilibre méditatif ; n'expulsez pas les idées, ne les poursuivez pas aussitôt que vous en prenez conscience, ne commencez pas à les décortiquer ; extérieurement ne vous attachez pas à la vacuité sans objet comme à quelque chose de substantiel ; intérieurement, ne vous attachez pas au mouvement sans fondement de la pensée comme à quelque chose d'erroné, ne vous laissez entraîner ni par l'apparence ni par la vacuité.

Gardez votre conscience telle quelle et non façonnée, sans attachement à la substantialité : libre d'efforts, fluide, non-née, non obstruée, non obscurcie, sans qu'il ne reste quoi que ce soit d'un objet extérieur ou d'un esprit individuel à l'intérieur.

" Si on relâche la tension qui emprisonne l'esprit, il est sûr qu'on se libérera. "

" Laisse la conscience reposer telle qu'elle est sans la déranger ; le Noble Chemin ne sera jamais parcouru par un esprit artificiel ". Saraha.

Si on laisse reposer l'esprit dans son propre état non façonné, les pensées très actives s'arrêtent, des expériences de clarté et de vacuité apparaissent, on devient attentif à la bonté du lama, on se sent heureux et l'esprit n'est plus préoccupé du samsara ; ce sont les signes que l'esprit est devenu calme et qu'on peut pratiquer Shiné. Au fur et à mesure que la capacité de méditer s'accroît, il devient de plus en plus possible de méditer, le corps et l'esprit heureux et lumineux, et tout est ressenti comme un océan qui à la clarté du cristal et que le vent ne trouble pas ; on n'a plus la conscience du corps, de l'esprit et du monde extérieur comme entités séparées ; et on se sent tellement à l'aise que l'on perd la notion du temps et qu'il devient possible de demeurer en méditation pendant de longues périodes, sans inconfort. Pouvoir s'absorber complètement dans cet état est le samadhi de Shiné.

Garder l'esprit

II existe différentes méthodes qui permettent de maintenir l'esprit dans un état de stabilité : on peut soit utiliser un objet comme point de référence pour l'esprit, soit maintenir la stabilité sans aucun point de référence, ou encore utiliser la respiration comme une aide.

On peut utiliser pour méditer un objet extérieur ou prendre comme support son propre corps ; les objets extérieurs sont appelés purs ou impurs et les objets impurs peuvent être grossiers ou subtils.

S'il s'agit d'un objet impur grossier, asseyez-vous dans la posture correcte, le regard dirigé devant vous. L'objet peut être un pilier, un mur, une colline, etc., ou tout simplement ce qui se trouve dans votre champ de vision à ce moment-là. Laissez votre attention reposer imperturbable et sans distraction sur l'objet, sans suivre aucune des idées qui s'élèvent dans l'esprit ; laissez simplement votre esprit reposer paisiblement et confortablement sur l'objet.

N'essayez pas de considérer sa forme ou sa couleur, mais soyez seulement conscient de sa présence. Il n'est pas nécessaire d'évaluer l'objet comme étant bon ou mauvais, il n'est que la manifestation illusoire de l'esprit ; laissez l'esprit se détendre sur cet objet.

Au cours de longues sessions de méditation, l'objet peut grossir ou rapetisser, devenir lumineux ou tremblotant, ou bien vos yeux se fatiguent et se mettent à couler. Si cela se produit, abandonnez l'objet et relevez les yeux vers le ciel, détendez-vous et laissez votre conscience se fondre dans l'étendue du ciel.

Les objets impurs subtils peuvent être : un caillou, un morceau de bois, tout ce qui est compris entre la taille d'un doigt et celle d'un poing. Disposez l'objet en face de vous dans le point de mire du regard (par exemple sur une tablette) et appliquez votre attention sur l'objet à la fois naturellement et aisément, mais sans distraction, sans que d'autres pensées s'imposent. Dans cette catégorie d'objets de méditation, le préféré de Rinpoché est un verre propre rempli d'eau claire comme du cristal. Placez-le en face de vous, dans le champ de la lumière ; la transparence de l'objet de méditation a un effet très bénéfique sur l'esprit ; lorsque l'esprit s'unifie avec elle, il est possible d'avoir l'expérience spontanée de clarté et de vacuité plus facilement qu'avec des objets plus ternes et plus solides ; on peut ainsi unir complètement corps et esprit dans la clarté lumineuse du verre et de l'eau, ce qui purifie le corps et l'esprit. Il arrive souvent que des personnes qui pratiquent la méditation le fassent en essayant de contenir strictement leur esprit à tel point qu'ils se compriment complètement physiquement. L'utilisation du verre et de l'eau permet de surmonter ce genre de tendance ; quel que soit l'objet qu'on choisît, il est important de ne pas y river le regard car cela ne fait qu'agiter l'esprit.

Laissez plutôt votre esprit s'établir naturellement sur l'objet, sans vous en détourner, ni réfléchir à sa taille, couleur, forme, etc. Il ne faut pas non plus critiquer le processus de la méditation en pensant ; "Je suis en méditation, je ne suis plus en méditation, je ne médite pas bien, etc." Quand l'esprit peut demeurer stable sur l'objet, laissez-le fondre dans la clarté et vacuité sans plus dépendre de l'objet, ce qui permet d'amener l'esprit à la stabilité sans support: Rappelez-vous que de tels objets n'ont pour but que d'aider à demeurer stable. Par cet entraînement, l'esprit se stabilise sans avoir besoin d'un objet quel qu'il soit.

Pour stabiliser l'esprit au moyen d'un objet pur, on utilise une statue du Bouddha. Il y a d'innombrables avantages à se servir d'un tel support, car pendant une telle méditation, on reçoit les bénédictions du Bouddha qui nous rendent véritablement capables de voir la nature de notre propre esprit.

Placez une statue du Bouddha Sakyamouni sur une table devant vous, à un bras de distance, dans l'angle correspondant à la méditation de Shiné. Si vous n'avez pas de statue, vous pouvez la visualiser. En ce cas, imaginez un trône fait de métaux précieux et serti de Joyaux, soutenu par huit lions des neiges, recouvert de soieries divines, avec dessus une fleur de lotus ; au centre du lotus, un disque de soleil surmonté d'un disque de lune, formant coussins sur lesquels est assis le Bouddha Sakyamouni. Son corps est d'une couleur dorée tellement brillante qu'on peut à peine le regarder. Il a un visage et deux mains ; la main droite dans le geste de toucher la terre symbolise la subjugation des forces obstructrices, la main gauche repose dans son giron, la paume tournée vers le haut, ce qui signifie que son esprit demeure tranquillement en méditation, Son corps porte les 32 marques majeures et les 84 signes mineurs - ce sont par exemple les dessins de la roue à la plante des pieds ou le cercle de poils blancs entre les sourcils. Il porte les trois robes de moine, est assis dans la posture du plein lotus signifiant l'état immuable et ultime, et son corps irradie d'une claire lumière qui pénètre tout l'espace.

Que vous ayez une statue ou que vous visualisiez, vous devez ressentir avec confiance que vous êtes véritablement en face du Bouddha Sakyamouni lui-même ; il a les yeux mi-clos, le regard posé sur vous avec beaucoup d'amour et de compassion. Vous pensez combien fortuné vous êtes de pouvoir vous trouver en présence du Bouddha et de recevoir sa bénédiction. Si vous avez une foi sincère, toutes les préoccupations cessent naturellement et vous restez détendu et tranquille en la présence du Bouddha.

Quand l'esprit devient lourd et somnolent, on doit relever les yeux vers le front du Bouddha. Quand l'esprit est très actif et sauvage, on doit baisser les yeux vers la partie inférieure de son corps : les pieds, le trône et le lotus. Lorsqu'aucun de ces extrêmes ne se manifeste, dirigez simplement votre attention vers le cœur du Bouddha, votre conscience et le Bouddha demeurant indissociablement fondus. Contemplez encore et encore les différentes marques symboliques de son corps et de sa posture ; remémorez-vous sans cesse ses qualités jusqu'à ce que votre foi, respect et dévotion s'embrase comme un feu. Alors son corps change et semble à la fois être fait de lumière et s'agrandir.

Cette lumière vous atteint et transforme votre chair et votre sang en une lumière de même qualité. Votre corps de lumière se fond alors en celui du Bouddha ; la lumière n'est pas jaune mais d'un blanc très pur.

Restez ainsi en méditation pendant quelques temps, l'esprit absorbé dans cette lumière blanche, sans conscience de votre corps physique et sans notion "d'extérieur" et "d'intérieur". Puis graduellement, la lumière blanche tourne au bleu depuis le centre vers la périphérie, jusqu'à ce que la lumière blanche soit complètement remplacée par cette lumière d'un bleu vif. Vous laissez votre esprit absorbé dans cette étendue bleue sans attachement ni saisie. Par ce moyen, vous passez d'une méditation avec effort (visualisant le Bouddha et la lumière blanche) vers une méditation sans effort et sans support dans laquelle l'esprit repose à l'aise dans son état naturel. Cette méditation vous amènera à expérimenter la Claire-lumière de l'esprit comme base de la manifestation et à en réaliser la nature essentielle comme étant le Dharmakaya : vacuité primordiale, libre de toutes projections mentales.

Accomplissant cette pratique diurne, il devient possible de méditer pendant le rêve et de pénétrer la nature de l'esprit qui rêve. Ceci peut être d'une grande aide pour nous délivrer de l'illusion de l'état post-mortem appelé bardo et pour atteindre l'Illumination. Ici la lumière bleue représente le Dharmakaya et agit comme support de méditation au moment de la mort quand se manifeste une expérience similaire : si on est capable de la reconnaître et si on sait comment méditer à ce moment précis, on peut atteindre l'état de Bouddha instantanément.

On peut également maintenir le calme mental à l'aide d'un objet de méditation situé à l'intérieur de son propre corps. Pensez alors que votre cœur / esprit est une bulle de lumière transparente. Au centre apparaît la syllabe PAM qui se transforme en un lotus de la couleur de la divinité sur laquelle on souhaite méditer. Au centre du lotus se tient la syllabe AH blanche qui se transforme en un disque plat de lune. Sur ce disque apparaît la syllabe-germe de la divinité sur laquelle on a choisi de méditer : pour Tchenrézi, c'est la syllabe HRI blanche ; pour Amitabha, la syllabe HRI rouge pour Dorje Tchang ou Sangye Menla, la syllabe HOUNG bleue, etc. Cette syllabe-germe explose en lumière et se transforme en divinité que l'on doit considérer comme étant en essence notre propre lama racine.

Si ce processus de transformation d'une syllabe est trop difficile à accomplir, vous pouvez simplement visualiser la divinité complète apparaissant instantanément. Si vous préférez, vous pouvez méditer votre lama racine sous sa forme humaine, mais vous devez l'imaginer vêtu des 3 robes de moine et dans la posture de Sakyamouni.

Gardez une conscience continue de la visualisation, l'esprit et le corps à la fois détendus et absorbés, Quand vous ne pouvez plus méditer votre lama racine dans tous ses détails, visualisez simplement la bulle de lumière et identifiez votre propre esprit à cette luminosité, ce qui le détendra et l'éclaircira.

Une telle méditation aide la conscience à demeurer focalisée sur un seul objet plutôt que de vagabonder sans but à l'intérieur ou à l'extérieur du corps.

Enfin, vous pouvez utiliser la respiration comme support de stabilisation. Commencez par vous tenir le corps immobile et l'esprit calme et clair. Dans cette clarté, laissez votre esprit se poser doucement sur le mouvement de la respiration, sans l'altérer d'aucune façon, l'esprit et la respiration devenant une seule et même chose. Sans laisser vagabonder votre esprit, comptez les respirations jusqu'à cent, l'attention ne déviant pas du mouvement respiratoire II est important que pendant cette pratique le corps et l'esprit soient détendus et sans contrainte et qu'en aucune manière vous ne tentiez d'interférer avec le mouvement naturel de la respiration.

Ne soyez pas troublés par le nombre des méthodes expliquées ci-dessus ; ce nombre ne doit pas être une entrave à votre choix. Les enseignements du Bouddha proposent une variété de méthodes et de moyens correspondant aux besoins de chaque pratiquant. Dans une bataille, le guerrier efficace porte plusieurs armes sur lui afin de pouvoir faire face à chacune des situations qui se présentent ; pareillement, dans le combat contre les poisons émotionnels on doit disposer d'une panoplie de possibilités pour les contrecarrer.

Par quelle méthode de méditation est-il préférable de débuter ? A vous de décider ; choisissez celle qui vous attire le plus. Lorsque vous pénétrez dans une pièce où sont disposées des chaises de grandeur et de forme différentes, vous ne restez pas debout à discuter où vous devez vous asseoir, vous vous dirigez spontanément vers la chaise qui vous semble la plus confortable.

http://www.dhagpo-kagyu.org/france/enseignements/chemin/medit/index_medit.htm


 

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lundi 26 février 2007

Mangez Végétarien

  Information sur le végétarisme

Chaque jour dans le monde, un nombre croissant de personnes décident de devenir végétariennes. Les raisons peuvent être multiples : refuser la souffrance et l’exploitation des animaux, profiter des bienfaits de cette alimentation, réduire l’impact environnemental impliqué par l’élevage des animaux... Quelles qu’en soient les raisons, le végétarisme devient de plus en plus populaire.

Devenir végétarien est la chose la plus simple que l’on puisse faire pour que le monde soit un espace plus agréable à vivre, tout en améliorant sa propre santé. Il n’y a jamais eu de meilleurs moments pour franchir le pas qu’aujourd’hui : la variété de nourriture disponible pour les végétariens n’a jamais été aussi large et l’étendue des dégâts causés par l’industrie de la viande aussi importante. Vous comprendrez sur ce site pourquoi des millions de personnes ont décidé de devenir végétariennes, et trouverez de multiples informations pour vous alimenter et répondre aux questions courantes.

source & suite sur le site : http://www.mangez-vegetarien.com


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mardi 13 février 2007

Centre de ressourcement spirituel de Jigmé Rinpoché

La Colline des Anges est heureuse de vous annoncer la venue de Lama Droupgyu

Week-end 24 et 25 février 2007
Samedi et Dimanche : 10h00-12h00 et 14h00-16h30

Prendre refuge c'est se placer sous la protection des Trois Joyaux (Bouddha, Dharma, Sangha).
Nous sommes ainsi protégés des souffrances dont nous avons semé la graine dans le passé.
Nous apprenons en quoi les émotions conflictuelles nous sont nuisibles, puis à nous en dégager
et à retrouvrer notre pureté originelle, le bonheur authentique.

Pour celui qui souhaite se défaire de la souffrance du cycle des existences,
il n'est pas de moyen plus profond et meilleur que la prise de refuge.

Lama Droupgyu explique le sens du refuge et la manière de le vivre au quotidien.

Ce stage est ouvert à tous (débutants et confirmés).

Lama Droupgyu Wangmo a effectué la retraite traditionnelle
sous la direction du maître de sagesse, Lama Guendune Rinpoché.
Fort de cette expérience spirituelle, elle nous éclairera sur les points essentiels de
la philosophie bouddhiste qui nous permettront
d'actualiser au quotidien
un bonheur stable et profond.

Participation

10 € la 1/2 journée  -  30 €/le week-end - personnes en difficultés : tarif réduit
La question financière ne doit pas être un obstacle à votre venue.
N'hésitez surtout pas à nous en parler.
Merci de votre confiance.

Renseignements et réservation

Kendra : 04 92 13 26 50

L'Association "La Colline des Anges" vous propose
des repas végétariens à midi pour 9 € (goûter compris).
Des chambres d'hôtes grand confort sont également disponibles.    
Pour une meilleure organisation,
veuillez réserver votre repas de midi avant Mercredi 21 Février.
Merci de votre compréhension.

La Colline des Anges - Chemin des Courraouts - 06330 Roquefort les Pins


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lundi 12 février 2007

Pratiquer le Dharma

Lama Jigmé Rinpoché

http://www.dhagpo-kagyu.org

Jigméla RinpochéCe que l'on appelle couramment la pratique du bouddhisme concerne l'individu dans son entier ; elle s'applique à tous les aspects de l'existence, non seulement l'attitude d'esprit, mais aussi les paroles et les actions, pas seulement les actions accomplies spécifiquement dans le cadre d'une pratique formelle, mais toutes les actions de l'existence.

L'essentiel de la pratique est contenu dans ce que l'on appelle la prise de refuge, qui consiste à tourner résolument son esprit vers l'obtention de l'éveil et à conformer toutes ses paroles, ses actions et ses pensées à ce but. La voie parfaitement pure consiste à purifier les voiles qui recouvrent l'esprit - le voile de l'ignorance, le voile du karma, le voile des émotions - ainsi qu'à pratiquer l'accumulation d'activité positive, c'est-à-dire à s'engager réellement à agir positivement.
Tout cela forme l'entraînement de l'esprit et ne concerne pas seulement l'esprit, mais se rapporte à l'esprit et à tout ce dont il est responsable, c'est-à-dire tous nos actes.

Le point de départ

A partir du moment où l'on est décidé à entreprendre cette progression vers l'éveil d'une manière correcte, il est important de l'établir sur des bases vraiment fermes et de ne pas confondre hâte et précipitation. Il faut prendre un certain nombre de précautions avant de commencer. L'essentiel, c'est la disposition d'esprit dans laquelle on s'établit, et pour que cette disposition soit clairement et fermement établie, il est important de comprendre les mécanismes qui régissent l'esprit. La première chose à faire, lorsqu'on veut s'engager dans ce chemin parfaitement pur, est donc de voir l'esprit à l'oeuvre, d'y reconnaître la présence des phénomènes mentaux, des émotions, etc., d'essayer de les comprendre et d'en admettre la présence. Alors seulement on peut établir un plan d'action et se dire : "je vais essayer de modifier ceci, de changer cela, utiliser ceci ou cela..." On peut alors travailler d'une manière fondamentale. En s'appuyant sur ce qui existe dans l'esprit, en regardant les actions passées, on connaît les résultats produits par telles ou telles tendances ; on peut estimer ces résultats, voir s'ils sont positifs ou négatifs et essayer de comprendre pourquoi ; quand on a compris pourquoi, et seulement alors, on peut dire : "Dans l'avenir, il y a ceci et cela à modifier pour obtenir des résultats réellement positifs et conformes à la voie que je poursuis." L'entraînement de l'esprit commence donc par une prise de conscience de l'esprit et de ses mécanismes. Cela est extrêmement important, car si on se lance dans une pratique frénétique sans trop savoir ce que l'on fait, on risque de se tromper et, de toutes façons, on ne peut pas établir une pratique stable ainsi.

Tourner son esprit vers le dharma

GampopaGampopa a donné des conseils extrêmement précieux pour tous les pratiquants du dharma. Le premier de ses conseils est qu'il faut tourner son esprit vers le dharma. Qu'est-ce que cela signifie ?

Cela veut dire comprendre exactement ce qu'est le dharma et ce que l'on est soi-même. On ne peut pas se rendre vraiment compte du caractère merveilleux, précieux du dharma tant qu'on n'a pas compris ce qu'on est soi-même : si l'on ne s'aperçoit pas que l'existence humaine, qui est la nôtre, est quelque chose de tout à fait exceptionnel, on ne peut pas accorder au dharma toute la valeur qu'il a. Le dharma est ce qui nous permet, si on le pratique d'une manière correcte, d'utiliser cette existence humaine à ce qu'il peut y avoir de plus formidable comme but à atteindre. La première chose à faire est donc de considérer vraiment ce corps, cet esprit qui possède la nature de bouddha, ces conditions de relative liberté dans lesquelles on est placé, toutes ces possibilités qui nous sont données. On s'aperçoit alors que nous est ainsi offerte l'occasion de réaliser cette nature de bouddha. Si l'on fait vraiment cet examen, si l'on se rend vraiment compte de la situation extrêmement privilégiée dans laquelle on est, on a alors une chance que cette constatation ne reste pas simplement une idée, mais devienne quelque chose de fondamental dans notre esprit, qu'elle fasse partie de notre conscience et que le sentiment d'urgence qu'il y a à utiliser cette situation pour parvenir à l'éveil devienne une motivation extrêmement profonde : dans toutes nos actions, dans toutes les circonstances de notre vie, cette préoccupation est présente.

Nous voulons tous atteindre l'état de bouddha, mais en attendant il y a des étapes ; la pratique du dharma, c'est la pratique formelle, la méditation, les prières, les rituels, mais c'est aussi la vie quotidienne. Et à partir du moment où l'on a vraiment pris conscience du caractère précieux de l'existence humaine, où l'on a vraiment tourné son esprit vers le dharma, tout cela se retrouve intégré en une seule et même chose : il n'y a pas d'un côté la pratique et de l'autre côté la vie quotidienne, mais tout est conditionné par la préoccupation constante de se diriger vers l'éveil ; même si on n'en est pas complètement conscient, il y a toujours quelque chose dans notre esprit qui nous pousse dans ce sens. C'est un peu comme si l'on avait tout à coup découvert de l'or dans notre esprit, qui serait là important d'étudier. Si on se limite à une compréhension superficielle, cela semble contradictoire. Mais cela ne l'est pas en fait. Certaines instructions sont nécessaires pour certains, et à certains moments. Si l'on a l'esprit trop étroit et si l'on reste dans cette étroitesse de la compréhension, on aura des problèmes avec l'enseignement du bouddha, et peut-être certains d'entre vous en ont-ils déjà. C'est pour cela que le plus important est l'esprit et qu'il ne faut pas se laisser piéger par cette étroitesse. Si l'on plante un arbre dans un pot qui est trop petit, il ne pourra jamais devenir arbre à cause de la petitesse du pot. Jamais on ne pourra mettre en pratique ni réaliser les enseignements si l'on garde un esprit étroit et si l'on reste prisonnier de la méthode et des moyens.

Ces méthodes et ces moyens sont là pour aider l'esprit. Il est nécessaire de trouver de l'espace. L'esprit en a besoin, mais lorsque l'on essaye de trouver cet espace, de découvrir l'esprit, on se rend compte qu'on a des habitudes qui nous empêchent de le faire. L'esprit ne peut pas se libérer parce qu'il est prisonnier de ces habitudes. Celles-ci peuvent être collectives, mais aussi personnelles et individuelles. On est pris par toutes sortes de peurs et d'attachements. On peut se dire : "je n'ai pas d'attachement ; j'ai des habitudes, mais je n'y suis pas attaché." Mais quand on essaye de les abandonner, cela devient très difficile. Quand on y réfléchit, c'est aisé, mais dès que l'on met cela en pratique, on se rend compte que les habitudes nous bloquent et nous limitent. Il est important d'avoir une grande confiance pour mettre les enseignements en pratique. Si l'on veut obtenir un résultat et un développement dans la pratique, il faut avoir confiance dans l'enseignement que l'on reçoit. Ce n'est pas quelque chose de très difficile. Lorsqu'on lit et qu'on écoute les enseignements, ils ont beaucoup de sens, semblent évidents et très profonds. La confiance commence à s'effriter lorsqu'on les met en pratique et qu'on rencontre ses attachements et son ignorance. Ignorance ne veut pas dire stupidité. Quand le bouddha a parlé d'ignorance, il ne voulait pas dire que nous sommes bêtes ; certaines personnes sont très intelligentes, très habiles avec l'esprit, mais n'ont aucune clarté et beaucoup d'ignorance. L'ignorance est le manque de clarté de l'esprit, comme ces hamsters qui marchent dans une roue qui tourne sur elle-même. On peut se sentir très bien à tourner ainsi et avoir l'impression d'aller quelque part, de bouger, mais au bout du compte, on ne va nulle part, on est toujours à la même place. C'est ce qui se passe avec l'ignorance, avec la peur, avec les attachements : on a l'impression d'avancer, mais on fait du surplace, alors qu'il s'agit au contraire de revenir à notre condition naturelle, de revenir à ce que nous sommes vraiment. Si l'on explique cela de façon trop élaborée, l'esprit va encore récupérer l'enseignement et l'utiliser pour justement continuer à tourner dans sa petite roue.

Non agir et détente


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dimanche 4 février 2007

anticipation ?!

Le meilleurs des mondes - Aldous Huxley

1984 - Georges Orwell


2 livres dont les thèmes de "SF / anticipation" passent peu à peu dans notre quotidien ... au secours !

Citation : Un intellectuel est une personne qui a découvert quelque chose de plus intéressant que le sexe. Aldous Huxley


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