LE BLOG DE L' ESTEREL

C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique. Le 14e Dalaï Lama

lundi 30 juillet 2007

théâtre : Fin de Terre

j'ai assisté à la dernière représentation de "Fin de Terre" à Avignon le 28 juillet 2007
... à  voir  a b s o l u m e n t !

FindeTerre

le site officiel : http://findeterre.fr

bande annonce vidéo

Edito

"FIN DE TERRE : où quand la science rencontre   la conscience" par Jean-Pierre Céron, Climatologue au Centre National   de Recherches Météorologiques

FIN DE TERRE est tout d'abord pour moi une rencontre   : la rencontre entre le climatologue que je suis et l'homme de théâtre   qu'est Georges de Cagliari. C'est aussi la découverte d'un milieu passionné   et passionnant, celui du spectacle vivant, du théâtre. D'avoir   pu partager quelques moments avec Georges de Cagliari, Sara Veyron et toute   leur troupe dans le cadre du Festival d'Avignon 2005, reste une expérience   inoubliable. Les discussions autour d'une table ouverte, au vrai sens du terme,   à l'occasion de débats qui ont pu suivre certaines représentations,   ou encore le parallèle entre le travail de scientifique et celui de l'écrivain   m'auront enrichi plus que de raison : mille mercis pour tout cela.

Ensuite la découverte du travail de composition   et d'écriture de Georges de Cagliari, et celui de mise en scène   de Sara Veyron restera un vrai moment de bonheur et d'émotion, émotion   partagée par l'ensemble des spectateurs. A titre anecdotique, mais oh   combien révélateur, une passante nous interpella à la sortie   d'une représentation en juillet 2005 : -   "Mais qu'est-ce que c'était que cette pièce qui se jouait   ? C'est la première fois que je vois des gens sortir avec autant d'émotion   sur leur visage..." Il est vrai que tout le monde sortait dans un silence   impressionnant, quasi religieux.

Je me souviens également que lorsque Georges de   Cagliari me demanda ce que je pensais de la partie "changement climatique"   à laquelle j'avais modestement participé, je lui ai répondu   que je n'y avais pas vraiment prêté attention tant j'avais été   emporté par l'histoire et les personnages. Voilà, cette histoire   qui raconte la vision de Georges de Cagliari sur notre avenir commun est un   vrai bijou de théâtre, mais nous entraîne aussi vers une   réflexion vitale pour notre avenir sur cette planète, et surtout   pour celui de nos enfants. Pour reprendre une citation de Jean Rostand "Un   grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce   que nous savions depuis toujours" ; alors laissez-vous surprendre et entraîner   dans cette histoire qui est un peu la nôtre. Nous ne pourrons pas dire...   nous ne savions pas !

Pour conclure, je me permettrais de citer deux phrases   qui me semblent illustrer quelques unes des pistes que nous ouvre cette pièce   et que personnellement j'appliquerais très volontiers à plusieurs   des personnages :

"Ne cherchez pas la faute, cherchez le remède"   Henry Ford

"Ton devoir réel est de sauver ton rêve"   Amédéo Modigliani

Jean-Pierre Céron


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dimanche 29 juillet 2007

Les Errants de Côme de Bellescize

Je vous recommande cette pièce de théâtre vue le 29 juillet 2007 à Avignon :

leserrants

le site officiel : http://www.theatredufracas.com

Le spectacle : http://www.theatredufracas.com/Spectacle%20-%20Les%20Errants.html

               

RESUME

               

Elise est une jeune veuve de Calais. Elle fuit l’influence d’un frère maquereau et tente de se reconstruire une santé psychique en consacrant sa vie aux clandestins de la ville. Elle rencontre Enée qui, accompagné de sa soeur Vénus et de ses compagnons Ascagne et Jules, souhaite passer en Angleterre.

               

Leur amour pourrait leur permettre de guérir leurs blessures mutuelles mais ils sont comme «deux gardes malades qui se surveillent l’un l’autre» et finissent par former un couple malsain. Enée ne supporte plus son statut de clandestin, l’impossibilité de travailler, de se déplacer librement.

               

La fin tragique d’Ascagne et le renvoi à la frontière de Jules le décident à quitter Elise à la recherche d’un véritable avenir en Angleterre. Elise plonge plus profondément encore dans la dépression et finit par se donner la mort.


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mercredi 25 juillet 2007

Bring Tibet to the 2008 Games

wallpaper1

visitez le site :

http://www.supportteamtibet.org


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mardi 24 juillet 2007

"stocks"

Les médias ont récemment couverts la demande d'autorisation de pêche de l'anchois.
A plusieurs reprise j'ai entendu, sur France Info notamment, le vocable "stocks d'anchois" pour parler de la difficulté du maintient de l'espèce dans le bassin d'Arcachon.
La répétition
"stocks d'anchois" montre le peu de considération pour le monde animal ou végétal vu uniquement comme "ressources pour l'homme" où le tout économique est la loi ...

Epilogue :
Le développement durable ne serait il qu'un concept en vogue ?!
Dans le cas présent l'Europe ayant temporairement arbitré en défaveur de la demande française se serait elle montrée sous son meilleur jour ?!


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dimanche 22 juillet 2007

Souffrir au travail

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-937979@51-935606,0.html

Depuis quelques mois, on parle de plus en plus de cas de suicide au travail. Y a-t-il une accélération du phénomène ?

Autrefois, les suicides au travail étaient rarissimes. Le phénomène correspondait à des situations très précises, comme lors de l'exode rural, qui s'est accompagné d'une crise effroyable dans le monde agricole. Mais, depuis une dizaine d'années, les troubles musculo-squelettiques, le nombre de pathologies liées à la surcharge au travail, ce qu'on appelle aussi les karoshis ("mort par surtravail" en japonais) se multiplient à un rythme inquiétant.

Comment expliquer ce phénomène ?

Il faut en chercher l'origine dans la division du travail poussée à l'extrême. Celle-ci est avant tout au service d'une méthode de gouvernement au sein des entreprises, qui estime que plus on a de pouvoir disciplinaire, de maîtrise des gens, plus on gagne en termes d'efficacité et de réactivité. Or, la meilleure façon de dominer, c'est de diviser les gens. Mais depuis la crise du taylorisme, les salariés se sont organisés, ils ont créé de la solidarité au travers de mutuelles, de syndicats, obtenu le droit de grève, des protections, toutes sortes de choses qui enquiquinent les entreprises, d'où la volonté de casser ces protections.

C'est ce qui explique la tendance à l'individualisation des postes de travail et d'évaluation permanente des performances ?

Tout a commencé dans les activités de services à la fin des années 1980. L'informatisation a été un moyen sans lequel on n'aurait jamais pu déployer le système d'organisation dont Taylor avait rêvé. Dès lors, le poste de travail permet d'enregistrer, voire d'espionner, tout ce qu'on fait et tout ce qu'on ne fait pas. C'est ce qui a permis de systématiser l'individualisation des performances, dont on constate aujourd'hui les effets. Les solidarités, les liens, les protections ont commencé à sauter.

A partir de là, quel mécanisme se met en place pour aboutir à la souffrance au travail, qui peut se traduire, dans sa phase ultime, en suicide ?

Le suicide est l'aboutissement d'un processus de délitement du tissu social qui structure le monde du travail. Une organisation du travail ne peut pas être réductible à une division et à une répartition des tâches, froides et rationnelles, évaluables à tout instant. Dans le réel, les choses ne fonctionnent jamais comme on l'avait prévu. Elle doit reposer également sur le "vivre ensemble". Lorsqu'on se parle, qu'on s'écoute, qu'on se justifie autour d'un café, c'est là qu'on dit des choses qu'on n'évoque jamais dans un cadre plus institutionnel : on critique la hiérarchie, on parle de ce qui ne marche pas, de ce qui fait difficulté et de ce qui irrite, bref on fait remonter le réel, qui est souvent décalé par rapport à la façon dont le management voudrait que ça marche.

C'est dans ces lieux de convivialité, informels, que se transmettent beaucoup de ces éléments qui permettent de renouveler les accords normatifs, constitutifs des règles de travail et de la coopération dans l'entreprise. Activité obligatoire et convivialité marchent de pair. C'est très important, parce que c'est dans ces moments que se construit le plaisir de s'accomplir, de se retrouver sur des enjeux communs, bref de vivre. C'est un processus extrêmement pacificateur des relations dans l'entreprise.

Sauf que cela devient rare...

Gérer les rapports humains par la violence, les crocs-en-jambe, les humiliations, les calomnies est ce qu'il y a de plus facile. C'est banal. Le fait que les êtres humains peuvent aller au pire est une pente naturelle. Que quelqu'un souffre dans son travail n'est ni nouveau ni exceptionnel. Mais avant, la communauté de travail offrait des contreparties aux conditions de travail difficiles, aux injustices, aux harcèlements, à travers des systèmes de solidarité assez forts, qui permettaient de tenir le coup. On ne laissait pas l'autre s'enfoncer. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, souvent, le lien social a été liquidé, on ne peut plus compter sur les autres, parce que la communauté est divisée et désorganisée.

Le système des évaluations individuelles entretient-il cette dégradation de l'organisation du travail ?

Les systèmes d'évaluation cassent le collectif. Les gens n'ont plus les moyens et les conditions psychologiques pour délibérer, faire remonter les problèmes, participer à l'activité obligatoire, parce qu'il faut à tout prix atteindre des objectifs. Travailler sous cet angle, c'est échouer. En fait, dans le meilleur des cas, les évaluations ne mesurent que le résultat du travail, elles ne reposent que sur ce qui est visible, quantifiable et objectivable. Or le travail n'est pas ce qu'on croit. Il ne se limite pas au temps qu'on passe dans l'entreprise. Entre le travail et le résultat de mon travail, il n'y a pas de commune mesure. Où s'arrête votre travail ? Au bout des 8 heures quotidiennes ? Mais quand vous n'en dormez plus, quand vous en rêvez, ça en fait partie ? On voit bien que lorsqu'on dit qu'on a produit tant de pièces ou tant de kilowattheures, on n'a pas réellement mesuré le travail. Prenons l'exemple du fonctionnement d'une ANPE. Admettons que l'évaluation dépende du nombre d'entretiens effectués dans une journée. Si vous avez en face de vous quelqu'un de peu qualifié, qui a du mal à s'exprimer, le traitement va prendre plus de temps que pour quelqu'un qui a un profil mieux adapté au marché du travail. Or dans un système d'évaluation, la tentation sera grande pour que les plus anciens, ou les plus malins, ou les plus forts préemptent les dossiers les plus faciles et laissent aux plus jeunes ou aux plus faibles les cas les plus délicats. C'est injuste, parce que ce n'est pas forcément celui qui a travaillé le plus qui va être le mieux évalué.

Ce peut être parfois aussi le meilleur qui recueille une bonne évaluation ?

ela peut arriver, mais avoir de meilleurs résultats constitue l'un des critères de l'excellence, mais pas le seul, car le travail n'est pas mesurable, n'est pas quantifiable. Ce sont avant tout les pairs qui peuvent se rendre compte que vous respectez les règles de l'art. Dans le système actuel, on met tout le monde en concurrence, avec des critères qui peuvent conduire à des injustices, voire à de la déloyauté, pour parvenir à ses fins. C'est tout cela qui concourt au délitement auquel on assiste.

Mais, pourtant, les entreprises ne sont-elles pas de plus en plus rentables ?

Il s'agit de performances en termes de profit, mais pas en termes d'amélioration de la qualité du travail. Prenons le tropisme de la qualité totale, qui actuellement se répand de toutes parts. C'est un système redoutable et pervers, car la qualité totale n'existe pas. Si on la décrète, on pousse les gens à frauder et à tricher. Comme il s'agit d'un idéal inatteignable, on est tenté de tordre la réalité. On compense par de la communication, on multiplie les bilans d'activité flatteurs, on truande. Du patron au salarié, chacun à son niveau participe au trucage. Dans ce système, il peut y avoir dégradation de la qualité du travail alors qu'on dégage des bénéfices. Quand on fait le bilan, cela donne des Eron, des Vivendi, des WorldCom, des AZF... Enron est un cas très intéressant, car ce n'est pas l'affaire d'un délinquant, c'est l'affaire de toutes les petites tricheries causées par une certaine organisation du travail, de la qualité totale érigée en principe intangible, qui pousse les gens à mentir et à ne pas faire les retours sur les décalages qu'il peut y avoir avec la réalité.

La remise en cause du système des évaluations, du management par le stress, est-elle compatible avec la compétition mondiale ? Certains parlent de guerre économique...

Il n'y a pas de guerre économique. Dans nos pays, de l'argent, on n'en a jamais eu autant que maintenant. La France n'a jamais été aussi riche. Ce n'est pas le manque de moyens qui nous empêche de faire des efforts et des progrès dans l'organisation du travail. Ce qui manque, c'est une volonté politique, capable de remettre à plat des processus qui sont en train de créer une casse sociale sérieuse. Les suicides en entreprise, de plus en plus nombreux, sont un signal d'alarme inquiétant sur la pérennité du système.

Quelles sont les solutions ?

La clé ne peut pas venir d'en haut, car tout le monde est sous pression, et, dans ce phénomène de cascade, il n'est pas facile de calmer le stress. L'une des voies consiste à s'appuyer sur la capacité des gens à reprendre la parole pour améliorer le "vivre ensemble". Savoir se dire ce qui rend la vie impossible, faire remonter les suggestions, avoir la volonté de se poser pour réfléchir, dialoguer avec l'autre. Le plus difficile pour l'encadrement, c'est d'écouter, et ensuite de le traduire en termes de management.

Croyez-vous que nous serons capables de le mettre en oeuvre ?

Nous souffrons beaucoup du court-termisme des dirigeants. Economistes et politiques exaltent le système qui consiste à ramasser le maximum d'argent dans un minimum de temps. Or ces bénéfices sont de plus en plus déconnectés du travail. Le "vivre ensemble" n'est pas rentable immédiatement, mais il est fondamental pour la pérennité du système. En tout état de cause, on ne laisse pas des gens mourir à cause du travail. On ne peut pas accepter qu'au nom de l'efficacité économique on casse notre société en mettant les gens sur le bord de la route. Cette violence générée par une mauvaise organisation du travail, c'est la société qui doit ensuite l'assumer en termes de dégâts sociaux et financiers. On ne peut pas constamment pomper le capital humain et l'intelligence collective sans se préoccuper des conséquences. Parce qu'au bout d'un moment, il n'y aura plus rien à pomper, nous aurons une société invivable, et le système économique ne fonctionnera plus. On a peut-être déjà atteint ces limites.

Propos recueillis par Stéphane Lauer

Article paru dans l'édition du 22.07.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-937979@51-935606,0.html


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jeudi 19 juillet 2007

Comment devenir rédacteur pour un monde durablement meilleur

Planète Terra se présente comme un "média collaboratif gratuit". Sous cette appellation - très en vogue -, on pourrait croire à un projet de gazette émanant d'une association étudiante, aux locaux colorés, où l'on marche pieds nus, se dandinant jusqu'à la machine à café sur des airs de musique rythmée. Le thème s'y prête mais, en réalité, cela n'a rien à voir. Ce site est une plate-forme éditoriale créée par des journalistes afin de débattre et d'échanger sur les bonnes pratiques "durables".

Lancé en juin, il vient élargir les ambitions de son "grand frère", Terra Economica, un magazine édité sur le Web et sur papier qui, depuis trois ans, s'applique à "mettre l'économie à la portée de tout le monde". Fondé par deux journalistes de la presse économique, David Solon et Walter Bouvais, le projet a vu le jour grâce à la participation bénévole de rédacteurs. C'est aujourd'hui un média totalement indépendant, avec 5 500 abonnés payants et 40 000 inscrits. Forte de son succès, l'entreprise continue avec Planète Terra.

La rédaction invite donc les lecteurs à se saisir des grands enjeux du XXIe siècle, sociaux, environnementaux, de développement durable... "Durable ne veut pas dire que nous sommes un média purement écolo", se défend David Solon. Du monde entier, les "reporters de la planète" proposent des idées, des solutions concrètes pour inventer la planète du développement durable. Une simple adresse mail est nécessaire pour devenir rédacteur.

"LE GESTE VERT"

Une vingtaine de personnes s'est déjà prêtée à l'exercice (enseignant d'économie, jeune journaliste, éditeur...). Leur contribution sous forme journalistique est encadrée et vérifiée par la rédaction.

Inspiré de Ohmynews, site de journalisme citoyen coréen, créé en 2000 (english.ohmynews.com en version anglaise), les meilleures informations prennent place en tant que chronique, article ou point de vue.

Dans la rubrique "le geste vert", on retrouve le bilan environnemental du nombre de gobelets en plastique utilisés par la machine à café, ou celui d'une télévision laissée en veille... Les couches jetables ? "Un gâchis environnemental", nous explique Mag, apprentie maman en quête de la façon la plus naturelle possible d'élever ses enfants. Elle plaide pour un retour aux couches lavables en s'appuyant sur un rapport du Centre national d'information sur les déchets et une étude de Greenpeace.

De la graine de journaliste ? Avant tout, des citoyens informés et exigeants qui veulent contribuer ensemble à "inventer le monde de demain".

Mathieu Rached

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-937301@51-937387,0.html
Article paru dans l'édition du 20.07.07.


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mardi 10 juillet 2007

Redécouvrir les légumineuses

Extrait de "Diététique énergétique : mode d'emploi", de Richard ZAGORSKI

Les légumineuses

Les légumineuses sont des aliments particulièrement délaissés par " l'homme moderne ". Elles sont pourtant, avec les céréales et les légumes, à la base de l'alimentation de l'humanité, ceci depuis toujours. Les légumineuses ont des vertus sur la santé et des avantages nutritionnels méconnus qui méritent d'être redécouverts. Le mot même de légumineuse est si peu usité qu'il n'est pas inutile de rappeler ici à quoi il correspond : il désigne à la fois la plante et son fruit, lui même contenu dans une gousse. Cette famille comprend notamment : les haricots, les lentilles, les fèves, les sojas, les pois, les pois chiches, la luzerne, les lupins, etc.

Dans les pays industrialisés, leur consommation a chuté pour atteindre aujourd'hui 3 à 15 g par habitant et par jour (environ 5 g en France).

Les Français en mangent dix fois moins qu'il y a un siècle.

Le point de vue de la médecine chinoise

Les légumineuses sont des aliments de saveur DOUX et de nature NEUTRE. Seul le soja possède une nature FRAIS. Ce sont des aliments très nourrissants et les Chinois (ainsi que bien d'autres peuples de par le monde) en consomment quasi quotidiennement en accompagnement des céréales (riz-soja principalement). Les propriétés des légumineuses sont de :

    * reconstituer et soutenir l'énergie et le sang,
    * renforcer la Rate et l'Estomac.

De plus, certains (comme l'azuki, véritable aliment médicament, les haricots noirs) possèdent la propriété d'assécher l'Humidité et favoriser la diurèse. Ils ont de plus un effet positif sur le transit intestinal (débloquer les selles, arrêter la diarrhée, éliminer les accumulations alimentaires) ainsi que d'arrêter les vomissements.

CONSIDÉRATIONS PRATIQUES SUR LES LÉGUMINEUSES

L'achat

À l'achat, on choisira des légumes secs de qualité, intacts, de couleur vive. Les lentilles, les haricots (d'une multitude de variétés), les pois, se trouvent dans tous les commerces. Les autres, moins habituels, se trouvent plus volontiers dans les magasins de produits naturels, voire les magasins de produits orientaux.

La conservation

Autre avantage des légumes secs, ils se conservent très longtemps (environ un an) à condition de les garder dans un endroit à l'abri de la chaleur et de la lumière. Ainsi, ils ne perdent que très peu de leur valeur nutritive. Une fois cuits, vous pouvez les garder environ cinq jours au réfrigérateur.

L'utilisation des légumineuses

Les légumineuses se consomment de préférence cuites, entières ou réduites en purée. Elles peuvent également être moulues en farine.

Voici les formes classiques d'utilisation des légumineuses :

    * cuites à l'eau (haricots, lentilles, pois…),
    * en purée (le houmous, purée de pois chiche, les lentilles...),
    * en salade, germées (on peut faire germer le soja, le pois, la fève…),
    * fermentées (la gamme des produits fermentés à base de soja).

Les légumineuses servent souvent d'accompagnement mais peuvent aussi être l'ingrédient de base de mets principaux, comme chez nous le cassoulet, le petit salé aux lentilles, pour citer les plus connus. D'autres plats, plus exotiques, sont à base de légumes secs : les falafels, les pakoras (faites à partir de pois chiches), le dahl indien, qui est une purée de lentilles épicées.

Rappelons ici l'utilisation en tandem des céréales et légumineuses dans beaucoup de régions du globe : riz-soja en Asie, blé dur (semoule)-pois chiche ou fève au Moyen-Orient, mil-sorgho en Afrique, céréales variées (blé, avoine, seigle...) et lentilles, haricots en Europe. Dans toutes ces associations, retenons que : la légumineuse sert d'appoint (et non l'inverse). Remarque : Selon la vision occidentale, les légumineuses, riches en lysine (un acide aminé), complètent à merveille les céréales, qui en sont dépourvues. La combinaison judicieuse de protéines végétales (céréales + légumineuses) permet, lorsqu'elles sont consommées ensemble, d'obtenir un taux de protéines assimilables de 30 à 50 % supérieur à celui qu'elles auraient prises séparément.

Une mauvaise réputation parfaitement injustifiée

Malgré les propriétés exceptionnelles des légumineuses, celles-ci sont parfois déconseillées par les nutritionnistes. Elles passent pour être indigestes, provoquer des gaz, contenir des purines et des substances indésirables. Il apparaît cependant que les légumineuses sont consommées depuis toujours dans bien des pays sans que l'on ait pu observer de troubles particuliers.

En fait, ce ne sont pas les légumineuses qui sont en cause mais la faiblesse digestive de la personne qui les consomme. Simplement, certaines conditions d'emploi (que nous avons oubliées ou que nous ne prenons plus le temps de faire) doivent être respectées : consommation modérée, trempage et cuisson suffisamment longs et parfois fermentation (soja, haricot...). Il est aussi indiqué de les mâcher longuement, pour les rendre plus digestes et éviter d'éventuels ballonnements. L'utilisation d'aromates (comme la sarriette) au cours de la cuisson favorise également leur digestion.

Enfin, il est important de mentionner que les légumineuses, source majeure de fibres, sont considérées comme une aide précieuse dans la prévention du cancer du côlon, l'un des cancers les plus répandus.

Les conseils d'Anne TRAN

ASTUCES POUR PREPARER LES LEGUMINEUSES :

Surtout ne pas tremper les légumineuses pendant toute la nuit (comme c'est indiqué dans la plupart des recettes car ça va donner la mal digestion : gaz, gargouillement…)

Laver les légumineuses. Faire les cuire avec beaucoup d'eau pendant 5 minutes. Couvrez votre marmite ou votre fait-tout. Attendez jusqu'au refroidissement de l'eau de cuisson. Videz cette eau puis recommencez l'opération encore une fois avant de faire cuire définitivement. Avec cette façon de préparation, les légumineux ne vont pas fermenter dans l'eau donc la digestion sera plus facile.

LES LEGUMINEUSES LES PLUS UTILISEES      

Les azukis

Petit haricot rouge, à la texture très dure, très prisé en Asie, il peut être considéré comme un véritable aliment-médicament

Germination : oui (3 à 5 jours)

Pour plus de détails , voir la fiche AZUKI   

Les lentilles

Les lentilles sont des légumineuses très courantes chez nous et consommées depuis très longtemps. Il en existe plusieurs variétés (La lentille verte du Puy bénéficie d'une AOC)

Germination : oui (germe env 1 cm)
Protides :28 g (pour 100g), riche en fer
Premier producteur : L'Inde, dont la cuisine est riche en plats à base de lentilles

Remarque : les lentilles ont l'avantage d'être digeste et de pouvoir se manger en salades.    

Les pois, pois cassé, petits pois

Ils sont cultivés dans tous les pays à climat tempéré. Très courants chez nous, on les consommait sous forme de soupe ou purée très fréquemment.

Les pois cassés n'ont pas besoin de trempage et leur cuisson est de 1/2 h à 1 h.

Teneur en protéines : env. 22%      

Les fèves

Origine : région méditerranéennes, sud ouest de l'Asie.

Les fèves peuvent s'associer avec des aromates qui en facilitent la digestion : sarriette, coriandre, thym, oignon, échalote, ail...

Les fèves fraîches sont peu caloriques alors que les fèves sèches sont davantage énergétiques (345 kcal pour 100g). Les fèves fraîches sont sont riches en protéines et en fibres, en vitamines du groupe B (surtout B3, B5 et B9) et en vitamines C. Ainsi qu'en potassium, fer et magnésium.

Germination : non      

Les haricots

La légumineuse la plus courante chez nous avec les lentilles. Il en existe de nombreuses variétés commercialisées en France : Haricot de Soissons, lingot blanc, coco blanc, Mogette de Vendée, haricot tarbais, coco rose, chevrier ou flageolet, haricot rouge, haricot rose, cornille, haricot noir, pois du cap ...

Région productrices en France : Beauce, Sud Ouset, Nord Picardie, Vendée…

Germination possible : oui (2 à 6 jours)

Teneur en protéines : de 16% à 25 %.

Les pois chiches

Origine : bassin méditerranéen

Le pois chiche est le légume sec qui détient un double record : Très bonne teneur en glucides assimilables et pourcentage élevé en protéines végétales.

Utilisations possibles : purée, croquette, le fameux et délicieux houmous, salades , falafels, et bien sur le couscous...

Germination : oui (3 à 5 jours)    

Le haricot Mungo

Cet haricot est celui avec lequel on produit les fameux "GERMES DE SOJA",

Germination : 2 à 6 jours    

Le soja

Le soja est la légumineuse venue d'Asie la plus réputée dans le monde.Il existe en effet beaucoup de produits dérivés à bae de soja

Un dossier lui sera bientot consacré

Lire en attendant le dossier : Mythes et réalités autour du SOJA      

Le fenugrec

Le fenugrec est plus une plante médicinale qu'un aliment chez nous...

Pour plus de détails voir la fiche FENUGREC dasn la rubrique "épices"      

Le lupin

Grosse légumineuse jaune , c'est la plus riche en protéines : 44 %

Surtout dans les magasins diététiques et orientaux.

Copyrigth Ladietetiquedutao.com . Tous doits réservés    http://www.ladietetiquedutao.com


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lundi 9 juillet 2007

Selon la FAO, l'agriculture bio peut nourrir la planète

rue89_logo      

http://www.rue89.com
Par Guillaume Moricourt (Ecrivain)    10H06    30/06/2007
      

Le bio? Vous n'y pensez pas sérieusement mon pauvre monsieur… Le bio, c'est bon pour les bobos! Comment peut-on envisager de nourrir la planète avec une faible productivité? Cette vision, tenace, avec un brin de mépris pour les nantis de gauche, vient d'être battue en brèche par la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Cette noble institution est sans doute la seule à avoir gardé sa raison face à la grippe aviaire, en refusant le "tout vaccin" contre les menaces de pandémie et en préconisant d'améliorer l'hygiène des élevages (avec un budget bien plus réduit) pour tuer le virus dans l'œuf.

La FAO constate dans un rapport que l'agriculture bio n'est plus cantonnée aux pays riches, et qu'elle est capable de nourrir la planète. Partout dans le monde, le nombre de reconversions va bon train: l'agriculture bio est présente dans 120 pays, elle recouvre 31 millions d'hectares, pour un marché de plus de 40 milliards de dollars. Et notre propre agriculture bio est en quelque sorte l'héritière de l'agriculture traditionnelle des paysans d'autrefois, nos grands-parents, qui avaient compris qu'on devait préserver la ressource, ne pas maltraiter les animaux.

Pour se passer de pesticides qui causent d'innombrables décès dans le tiers-monde, souvent par mauvaise utilisation, la FAO avait déjà préconisé il y a quelques années la lutte biologique pour se débarrasser des insectes ravageurs. Cette pratique consiste à utiliser des insectes utiles contre les insectes nuisibles. Chez nous, les braves coccinelles exterminent proprement les pucerons…

Aujourd'hui, la FAO saute le pas et encourage les pays du monde entier à développer le bio. Les avantages qu'elle met en avant sont connus au niveau agronomique: entretien des sols (qui s'appauvrissent, victimes de l'agriculture intensive, avec la perspective de la stérilisation des sols), recours à des produits naturels contre des produits chimiques, moindre pollution, meilleur goût…

Mais l'étude produite le 3 mai à Rome reconnaît encore en faveur du bio une meilleure efficience par rapport aux coûts, une résistance accrue des écosystèmes face au stress climatique, une réduction de l'utilisation des carburants fossiles… Le bio est à même de maintenir les structures rurales, d'empêcher le gonflement des bidonvilles urbains, car il nécessite plus de bras. D'un point de vue holistique, le bio est préférable.

La FAO atteste ainsi sur son site:

"L'agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthèse et d'organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l'air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité des communautés interdépendantes de végétaux, d'animaux, et d'êtres humains."

Qu'ajouter? Que l'agriculture intensive vit aujourd'hui sur les bas prix du pétrole, que demain les bras seront plus économiques que les machines…

L'avenir de l'agriculture est dans le bio, ne saccageons pas la planète. A nous de la défendre contre l'épandage de poisons, la perte de sens de l'agriculture industrielle, et contre la position du Conseil européen du 12 juin 2007, qui vient d'imposer aux consommateurs de l'UE l'acceptation d'une contamination des produits bio à hauteur de 0.9% (comme les produits non bio), pour rendre impossible toute revendication d'absence d'OGM, et ne pas gêner l'industrie des biotechnologies.

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samedi 7 juillet 2007

La période d'essai de deux ans du CNE jugée non conforme

Dans un arrêt rendu vendredi 6 juillet, la cour d'appel de Paris a remis en cause une des dispositions fondamentales du contrat nouvelles embauches (CNE). Les magistrats ont considéré que la période d'essai de deux ans instituée par ce nouveau contrat de travail créé en août 2005 était contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT).

L'affaire concerne une décision du conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) qui, le 28 avril 2006, avait décidé de requalifier en contrat à durée indéterminée le CNE d'une employée d'un mandataire de justice qui l'avait au préalable recrutée en CDD.

Le conseil de Longjumeau s'était appuyé sur la convention 158 de l'OIT, dont la Cour de cassation avait reconnu l'entière application. Ce texte stipule qu'"un salarié ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement". Et il ajoute que la période d'essai doit "être fixée d'avance (...) dans un délai raisonnable".

La cour d'appel constate que "durant une période de deux années, le CNE prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement". Elle précise que "dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier" et remarque "qu'il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements".

Depuis deux ans, un peu plus de 600 000 CNE ont été signés. Mais si la formule, jugée non conforme, n'est pas condamnée, elle risque toutefois d'être à l'origine d'une multiplication des recours.

Rémi Barroux et Michel Delberghe
LE MONDE | 06.07.07 | 18h11


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vendredi 6 juillet 2007

Aspartame : un poison violent !

source : Biojournal.fr (http://www.biojournal.fr)

Par Corinne Gouget

Quel est le point commun entre des milliers de rats sacrifiés, des mensonges, une migraine, une personne obèse, dépressive ou aveugle, un paranoïaque, le groupe Monsanto et des milliers de produits « sans sucre » ? L'aspartame ...

Voici donc le meurtrier en série enfin dévoilé, dont nous sommes les victimes en France depuis presque 30 ans et ce, dans le plus grand secret !

Je m’intéresse aux effets secondaires nocifs pour la santé des additifs alimentaires, depuis plus de dix ans mais, pour ce qui est de l'aspartame, ce n'est qu'il y a 18 mois que j'ai découvert la terrible vérité sur ce poison. J'ai alors réalisé que j'avais perdu deux personnes de ma famille, toutes deux grosses consommatrices de produits « sans sucre ».

En poursuivant mes recherches, j'ai découvert l'association de bénévoles créée aux Etats-Unis en 1995 par le Dr Betty Martini : Mission Possible International (www.dorway.com) que je représente maintenant en France. Depuis, j'ai d'abord pu aider des personnes par Internet au Canada, en Australie, en Angleterre et aux Etats-Unis. Puis, peu à peu, j'ai rencontré de nombreuses victimes de l'aspartame en France, des personnes innocentes qui souffraient, sans le savoir, de plusieurs des 92 effets secondaires liés à l'aspartame et officiellement reconnus par la FDA (Food and Drug Administration) américaine depuis 1995. Au total, en 18 mois, j'ai rencontré près de 1 200 d’entre elles, âgées entre 3 et 92 ans et, fait inquiétant, dans un seul département du territoire français… C'est pour cela qu’il y a urgence à faire passer le message !


Il y en a partout !

Mais qu'est ce que l'aspartame ? Pour la plupart des gens, c'est tout simplement un édulcorant de synthèse pour remplacer le sucre, que des millions de femmes en surpoids et de diabétiques utilisent dans le monde entier sous forme de poudre ou de sucrettes, il est inutile de vous en citer des marques car vous les connaissez toutes !

Seulement voilà : il n'y en a pas que dans ses fameuses sucrettes ! L'aspartame est aussi présent dans plus de 5 000 produits alimentaires ou pharmaceutiques, dans 90 pays au monde et ce depuis plus de 25 ans… Des millions de Français en consomment tous les jours (adultes et enfants confondus), il y a même au moins une maternité en France où l'on a fait prendre des suppléments de calcium à l'aspartame aux nouvelles mamans afin de favoriser la montée de lait et depuis au moins 25 ans ! Au total, il y aurait au moins 250 millions de personnes dans le monde qui consommeraient chaque jour des produits à l'aspartame ! Et cet édulcorant rapporterait aux industriels mondiaux plus d'un milliard de dollars par an !

Je vous entends déjà me dire : « Mais vous n'y pensez pas ! Si c'est marqué sur les étiquettes, c'est que cela a été testé et autorisé par les autorités, c'est donc sans danger, sinon on le saurait ! Regardez ce qu'il y a marqué sur le dos de mon paquet de chewing-gums sans sucres : ‘En complément du brossage, l'Union française pour la santé bucco-dentaire recommande ce chewing-gum sans sucre, qui participe efficacement à la santé bucco-dentaire’, alors quel est le problème ? ». J'aurais bien envie de vous répondre : « Et si on vous avait menti ? ».

En fait, selon des experts indépendants, l'aspartame est un véritable poison ! Seulement voilà, alors que l'on en parle publiquement depuis plus de vingt ans aux Etats-Unis, le public français lui, a été gardé dans l’ignorance la plus totale depuis 1974. De ce fait, avec certains autres pays d'Europe, nous représentons aujourd'hui les plus gros consommateurs de produits à l'aspartame au monde !


De la triste famille des excitotoxines

Comme je le fais souvent remarquer aux personnes que je rencontre, lorsqu'elles font le plein de leur voiture, elles font bien attention au type d'essence qu'il faut mettre dans le réservoir, sinon la voiture aura des problèmes. Pour ce qui est de la nourriture, ces mêmes personnes ne prennent même pas la peine de lire la liste des ingrédients sur les emballages et, sans méfiance, elles remplissent leur estomac d'un cocktail de produits chimiques en toute ignorance, même la voiture n'en voudrait pas ! L'aspartame est un de ces produits chimiques les plus toxiques pour la santé !

L'aspartame (E 951) fait partie de la triste famille des excitotoxines, tout comme le glutamate monosodique (E 621 ou GMS), cousin chimique de l'aspartame largement utilisé depuis au moins 1948 qui lui, est un « poison caméléon » qui se cache sous divers noms tels que : arômes artificiels et parfois naturels, certaines épices, extrait de levure, huile végétale hydrogénée, extrait de protéines de soja, souvent utilisé comme exhausteur de goût dans des chips, des soupes en sachets, des sauces, des plats préparés, de nombreux aliments surgelés et de régime, des bâtonnets de « crabe »…

Ces excitotoxines sont neurotoxiques, c'est-à-dire qu'elles ont la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau (voir dessin) en les excitant jusqu'à ce qu'ils explosent comme l'a expliqué l'éminent neurochirurgien et nutritionniste américain, le Dr Russell Blaylock dans son livre : « Excitotoxins, The Taste that Kills » en 1994 (« Excitotoxines : le goût qui tue »), livre sur l'aspartame et le GMS qui sera peut-être bientôt traduit en français). Mais comme cela se fait peu à peu, au fur et à mesure de notre consommation de produits édulcorés à l'aspartame (boissons, sodas, jus d'orange, yaourts en pots ou encore à boire, gommes à mâcher, sucettes, bonbons divers, édulcorants de table, certains chocolats, produits de régimes, certaines confitures, céréales, suppléments de vitamines, des centaines de médicaments, au total plus de 5 000 produits dont la liste est impossible à faire…), on ne s'en rend pas compte tout de suite car ce véritable poison s'accumule dans notre organisme à notre insu, détruisant notre système immunitaire (au bout de deux heures !) et endommageant notre ADN sur son passage… Ah ! Si on nous l'avait dit !

L'aspartame est neurotoxique

L'aspartame, comme toutes les excitoxines, est neurotoxique : il a la triste capacité de détruire rapidement les neurones de notre cerveau. Dessin extrait du livre "Excitotoxins, The Taste that Kills" du Dr Russell L. Balylock.

Mais en réalité, il y a 92 effets secondaires officiellement reconnus depuis 1995 par la FDA aux Etats-Unis. En France, à part un risque de diarrhées, tout va bien ! Un peu comme un « certain nuage » de Tchernobyl qui ne serait pas passé au-dessus de notre beau pays…

Certaines personnes assez sensibles ont de la chance et souffrent très rapidement (dans les minutes ou les heures qui suivent) de maux de tête ou de nausées, après avoir consommé un seul produit contenant de l'aspartame, et comme elles sont à l'écoute de leur corps, elles en déduisent que ces produits ne sont pas bons pour elles. Alors elles savent les éviter.

Par contre d'autres personnes, elles, deviennent très rapidement dépendantes de ces produits en pensant éviter les calories et « faire attention à leur ligne » ou au bien-être de leur enfants…

Ces mêmes personnes vont voir leur santé se dégrader plus ou moins rapidement et souffrir d'un ou de plusieurs des nombreux effets secondaires, tout en ignorant complètement que c'est l'aspartame qui est à l'origine de leurs problèmes. Elles iront donc consulter leur médecin ou parfois même leur psychiatre qui, comme elles, n'étant pas forcement au courant de la toxicité de l'aspartame, va prescrire des médicaments qui eux aussi contiennent souvent le même poison… L'effet « boule de neige » commence alors, car l'aspartame interagit avec ces médicaments et les personnes peuvent parfois en mourir après quelques semaines ou quelques années !


Quelques-uns des 92 effets secondaires

Avant de voir de quoi est fait l'aspartame, voyons quelques-uns des 92 symptômes : maux de tête, insomnies, fatigue chronique, cernes grises sous les yeux, baisse et troubles de la vue, réactions cutanées plus ou moins graves, rougeurs au visage, démangeaisons, prise de poids, dépression, chute plus ou moins importante des cheveux, faim et soif excessives, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, douleurs articulaires, crampes, insomnies, pertes de mémoire, saignements de nez, vertiges, forte sensibilité aux bruits, sensation d'avoir froid même en plein été, problèmes menstruels, impuissance, problèmes sexuels, hyperventilation, attaques et convulsions, épilepsie, nausées, vomissements, hypo et hyperglycémies, baisse de l’intelligence, douleurs dans la poitrine, problèmes de thyroïde, tremblements, douleurs en avalant ou aussi en urinant, sensibilité aux infections, hypertension, asthme… Mais aussi troubles de la personnalité comme : soudaines crises d’agressivité parfois avec violences physiques, paranoïa, agoraphobie, phobies, paniques, sensations de « déjà vu », irritabilité, crises de démence, altération du caractère, difficulté de concentration, confusion, hyperactivité… Et, plus grave, cancer du cerveau, rupture d'anévrisme, problèmes cardiaques, attaques d’apoplexie, et même mort !

De plus, l'aspartame provoque des symptômes semblables aux maladies suivantes ou les aggrave : fibromyalgie, arthrite, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, lupus, diabète et complications diabétiques, épilepsie, maladie d'Alzheimer, lymphome, malformations congénitales, syndrome de fatigue chronique.


Quelle est la composition de l'aspartame ?

50 % de phénylalanine, toujours indiquée sur les étiquettes pour les « 2 % » de la population qui pourraient y être allergiques. On peut donc lire en tout petit : « Contient une source de phénylalanine », de la DKP (dikétopipérazine), produit dérivé de la phénylalanine qui se développe après de longues périodes de stockage et qui a été impliqué dans l’apparition de tumeurs au cerveau, 40 % d'acide aspartique, produit hautement dangereux pour le cerveau : l’espèce humaine est cinq fois plus sensible à cet acide (et à l'acide glutamique trouvé dans le E 621) que les rats et vingt fois plus sensible que les singes ! Cet acide a la mauvaise habitude de s'accumuler dans notre organisme, d’affecter notre cerveau (c’est un neurotoxique), notre système reproductif, il traverse aussi le placenta et peut atteindre le cerveau du fœtus. A forte dose, cet acide peut provoquer des crises d'angoisse, de l'hyperactivité ainsi que des obsessions.

Pour finir, les 10 % restants sont constitués de méthanol (ou alcool de bois), un poison mortel qui est graduellement libéré par l'intestin grêle à partir d’une température de 30 degrés lors du stockage, de la cuisson (qui a eu cette idée folle de faire un gâteau à l'aspartame ?), ou tout simplement dans le corps humain ! Ce poison s'accumule petit à petit et provoque en général des troubles de la vue tels que vision embrumée, voilée ou obscurcie, double vision, rétrécissement du champ visuel, dommages rétiniens et perte de la vue… Les autres symptômes d'un empoisonnement au méthanol sont en général des maux de tête, des bourdonnements d'oreille, des troubles gastro-intestinaux, des faiblesses, vertiges, frissons, trous de mémoire, douleurs fulgurantes aux extrémités, des troubles du comportement et des névrites…

Ce méthanol, une fois arrivé dans le foie, est converti en formaldéhyde qui est hautement neurotoxique et cancérigène pouvant provoquer à son tour des troubles de la vue, des malformations congénitales, des migraines, des vertiges, des nausées, des malaises, une mauvaise concentration et empêche aussi l'ADN de se reproduire. Pour terminer, le formaldéhyde, une fois ingéré, se transforme à son tour en acide formique qui se concentre dans le cerveau, les reins et d'autres organes. C'est un produit très dangereux pour les cellules. Pour les connaisseurs, voir le dessin de la structure chimique de l'aspartame.

Structure chimique de l'aspartame
Structure chimique de l'aspartame, extraite du gros livre du Dr HJ Roberts, "Aspartame disease : An Ignored Epidemic".


Un résumé de la lugubre histoire de l'aspartame…

1965 : dans les laboratoires de GD Searle, un chimiste découvre par accident l'aspartame tout en travaillant sur un médicament pour soigner les ulcères. Cette substance est 180 fois plus sucrée que le sucre, sans être calorique, quel rêve pour les industriels !
1967 : les premières expériences sont faites sur des singes et montrent déjà de grands risques de malaises, d'épilepsie et de mort.
1971 : le Dr John Olney, professeur de neuropathologie et de psychiatrie, ayant déjà démontré la dangerosité de glutamate monosodique, parvient à prouver que l'acide aspartique (composant de l'aspartame) provoque des trous dans le cerveau de jeunes souris !
1973 : Searle présente au FDA une centaine d'études où les tumeurs du cerveau observées chez les singes et des souris sont « oubliées ».
1974 : le 26 juillet, la FDA autorise l'aspartame comme additif, uniquement dans les aliments secs, malgré le manque d'études plus approfondies sur les résultats de Searle. Certaines personnes commencent alors à en consommer en France alors que la FDA met en suspens la mise sur le marché de l'aspartame. Toute une série de rapports et de personnes manipulées avec beaucoup d'argent a suivi, même Donald Rumsfeld ; aujourd'hui secrétaire à la défense aux Etats-Unis, s'en est mêlé dés 1977 et a joué un rôle capital pour imposer l'aspartame sur le marché en 1981…
1979 : malgré des rapports très inquiétants au sujet de la toxicité du méthanol, soit 10 % de l'aspartame, considéré comme un poison mortel depuis 1978, l'aspartame est alors introduit dans certains produits pharmaceutiques en France !
1980 : les sucrettes à base d’aspartame sont en vente dans toute l'Europe, sauf en Angleterre…
1981 : l'aspartame est autorisé dans certains produits alimentaires sous forme de poudre, dans les chewing-gums, les édulcorants de table (Nutrasweet aux Etats-Unis), des céréales, certains desserts, et cafés instantanés.
1983 : l'aspartame est autorisé dans les boissons gazeuses aux Etats-Unis puis en Angleterre.
1984 : la FDA autorise l'aspartame dans les suppléments de vitamines et en juillet une étude faite par The Journal of Applied Nutrition montre qu'à des températures élevées, l'aspartame se transforme plus rapidement en méthanol (peut-être est-ce là la raison de la mention sur les bouteilles « Servir très frais »).
1985 : le 1er octobre, Monsanto, le célèbre producteur d'hormones bovines, d'OGM et de pesticides comme le Round Up, achète Searle pour 2,7 milliards de dollars.
Par la suite, l'aspartame est utilisé dans de plus en plus de produits, malgré les milliers de plaintes des consommateurs américains, les rapports se succèdent mais rien en France…
1995 : le Dr Betty Martini crée aux Etats-Unis Mission Possible International.
1997 : sortie du livre du Dr Russell Blaylock, « Excitotoxins : The Taste That Kills ».
1998 : Monsanto voudrait faire approuver le Néotame comme nouvel édulcorant ; 60 fois plus doux que l'aspartame et jusqu'à 13 000 fois plus doux que le sucre, autre produit chimique peu étudié et suspecté d'être aussi neurotoxique. En mai, une étude indépendante faite par l'université de Barcelone prouve encore la toxicité de l'aspartame mais on l'oublie vite… Et en octobre, on se rend compte que même certaines boissons autres que « light », « free » ou « sans sucre » contiennent aussi de l'aspartame car il coûte trois fois moins cher que le sucre. Il faut alors lire toutes les étiquettes !
2000 : Monsanto revend Nutrasweet à un groupe d'anciens directeurs de Monsanto (440 millions de dollars) et revend ses intérêts à Nutrasweet AG et Euro Aspartame (qui a même une usine dans le nord de la France). Depuis, cet additif n'a pas cessé d'être le plus controversé au monde.
2001 : sortie du plus gros livre sur l'aspartame du Dr H.J. Roberts, contenant plus de 1 000 pages : « Aspartame Disease : An Ignored Epidemic », contenant des centaines de témoignages et bouleversant.
2002 : le 9 juillet, le Néotame est autorisé dans certains pays.
2004 : en mai, un documentaire sur les effets secondaires de l'aspartame et du glutamate monosodique sort en DVD : « Sweet Misery : A Poisoned World », un documentaire extraordinaire réalisé par une victime de l'aspartame qui était atteinte de sclérose en plaques et qui avait douze taches dans le cerveau de différentes tailles, c’était en février 2002. Une fois désintoxiquée (il y a sept cliniques de désintoxication dans le monde mais aucune en Europe), cette personne a perdu 34 kilos, a quitté son fauteuil roulant et n'a presque plus de taches dans le cerveau. La mise officielle sur le marché de ce DVD (voir encadré) est prévue pour décembre 2005. Ensuite suivra un autre documentaire dont le titre sera : « Sweet Remedy ». A suivre…
2005 : une étude italienne de l'Institut de Ramazzini de Bologne prouve que l'aspartame provoque des leucémies et des lymphomes, mais cela ne fait toujours pas les grands titres en France. Pendant qu'un magnifique article de 12 pages y a été consacré dans le magazine anglais « The Ecologist » en septembre 2005. Selon le magazine Nexus numéro 10, on a consommé 400 millions de kilos d'aspartame depuis sa mise sur le marché.

Lors d'une conférence dans un congrès sur la santé, au printemps 2005, une petite phrase m'a marquée : « On ne pourra pas changer le système par le haut mais on pourra le changer par le bas ». « Le bas », c'est nous tous, les consommateurs qui achetions tous ces produits dangereux sans le savoir, nous avons le droit de dire non et de dépenser notre argent dans des produits de meilleure qualité nutritive, les plus naturels possible car notre corps n'est pas fait pour consommer des produits chimiques ! J'ai rencontré de nombreuses personnes qui disent manger bio mais qui prenaient 2, 4 ou 6 sucrettes par jour ou encore qui mâchaient des chewing-gums « sans sucre » jusque-là ce qu'elles me rencontrent !

Il est intéressant de savoir que sur 500 additifs autorisés et 4 000 aromes qui sont plus souvent chimiques que naturels, selon une étude récente, nous consommerions en un an… près de trois kilos d'additifs par personne ! Pour ce qui est de l'aspartame, je peux vous dire que j'ai déjà tué un rat sur ma terrasse et deux souris dans mon garage avec des sucrettes « offertes » par des victimes, d'autres personnes en ont utilisé en poudre (sans la respirer !) pour se débarrasser de fourmis ! Les effets secondaires de l'aspartame sont souvent réversibles, faites donc le test des 60 jours sans aspartame ni glutamate monosodique, cuisinez vous-même vos plats, évitez les viandes rouges qui contiennent une source naturelle de phénylalanine et buvez près de deux litres d'eau par jour !
                          
Mission Possible International
Mission Possible International est une association fondée par le Dr Betty Martini dont le siège se trouve à Atlanta, aux Etats-Unis. Depuis 1993, Betty Martini œuvre sans relâche à alerter l’opinion des dangers de l’aspartame. Infos et témoignages : www.dorway.com, rubrique Mission Possible.
            
            Sites Internet en Français
            - http://biogassendi.ifrance.com, rubrique « Alzheimer, restaurant chinois », pour des infos sur l’aspartame et le glutamate monosodique.
            - www.jeunesse-ardente.net/Diaporamas/Aspartame.pps : un diaporama très bien fait (sous PowerPoint).
            
            Numéro spécial de The Ecologist
Le célèbre mensuel anglais a fait la couverture de son numéro de septembre 2005 sur l’aspartame, un dossier choc de Pat Thomas.

Article paru dans Biocontact n°152, dossier "Les sucres", reproduit avec l'autorisation de l'auteur et de Biocontact

Corinne Gouget représente en France depuis 10 mois Mission Possible International, association de bénévoles internationaux. Passionnée de nutrition depuis qu’elle exerce le métier le plus difficile au monde, celui de maman, elle s'intéresse depuis 11 ans aux effets nocifs pour notre santé de tous les autres additifs.

Contact
Si vous souhaitez partager votre témoignage, connaître les moyens peu coûteux de vous désintoxiquer de l’aspartame, demander des conseils, parler, n’hésitez pas à contacter Corinne Gouget. Prière de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse.

Mission Possible France,
Corinne Gouget,
c/o Produits naturels,
30, place du Marché,
34800 Clermont-l'Hérault,
Email : missionpossible.france@wanadoo.fr


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