mercredi 30 novembre 2005
Téléphonie mobile, sommes-nous tous des cobayes ?
" Téléphonie
mobile, sommes-nous tous des cobayes ? " est le premier documentaire
indépendant
qui dénonce la nocivité des téléphones portables et des
antennes relais.
Il synthétise en moins d'une heure (durée : 52 minutes) tout
ce qu'il faut savoir sur la dangerosité
de la téléphonie mobile. La
parole est donnée à tous les protagonistes du problème :
riverains
d’antennes relais, opérateurs de téléphonie mobile, scientifiques
indépendants, experts officiels etc…
La suite de ces informations ainsi que le documentaire sont téléchargeables (au format DivX) sur :
http://www.next-up.org/jaquette3film0.php
http://fsuiufmlorn.free.fr/download/cat.php?idcat=1
Sujet abordé sur France Inter / Eclectik de ce matin :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/eclectik
lundi 28 novembre 2005
Heureux celui qui sait être lui-même
Arnaud
Desjardins ou Les cieux qui sont en notre âme
Extrait :
HA : À l'enthousiasme de certains, bien des sceptiques opposent la misère matérielle de l'Inde : pourquoi tant de misère et de violence dans un pays supposé si religieux ?
AD : Ne confondons pas tout. Je crois qu'il conviendrait d'abord de
distinguer la misère de la pauvreté. La misère
de l'Inde est certes indiscutable, elle règne dans les
banlieues des grandes villes où les gens vivent dans des
conditions absolument sous-humaines; mais ces miséreux ne
représentent après tout qu'un pour cent des 700 ou 800
millions d'Indiens.
La pauvreté me paraît une chose
différente. Un Indien ayant marché pieds nus toute son
existence peut être beaucoup plus heureux qu'un Occidental
harcelé par toutes les pressions, les multiples "stress"
de la vie moderne.
Venant de ma part, cette affirmation n'est pas
totalement gratuite : j'ai en effet vécu, non pas seulement
durant des semaines mais pendant des mois, et à plusieurs
reprises, sans électricité, me baignant dans la
rivière, pieds nus et vêtu de deux pièces
d'étoffe autour des reins...
Non par amusement ou snobisme
mais parce que je vivais exactement comme les Indiens au milieu
desquels je me trouvais ; or, je vous assure que je ne souffrais
aucunement de cette pauvreté.
Comme l'a si bien dit le
Christ, gardons-nous de voir la paille dans l'oeil de notre voisin
sans remarquer la poutre qui est dans le nôtre. Je ne me fonde
pas pour tenir ces propos sur le produit national brut ou sur le
revenu par tête d'habitant, mais sur la paix, l'absence
d'angoisse que j'ai pu remarquer chez nombre d'Indiens.
Le texte complet est sur :
http://www.humains-associes.org/No7/HA.No7.Desjardins.1.html
ou sur :
- http://meditationfrance.com/sagesse.htm
- ArnaudDesjardins_nov05.odt (fichier openOffice.org)
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dimanche 27 novembre 2005
Monet
"Montagnes de l'Estérel" - Claude Monet - 1888
"Je suis vraiment l'homme des arbres isolés et des espaces grands ouverts." Claude Monet
Citation
La Voie du milieu, une voie qui n'est établie ni sur une aversion pour le monde
ni sur l'attachement, mais sur l'accueil et la compassion.
La Voie du milieu se situe au centre de toutes choses,
c'est la place par excellence au centre du monde.
Jack Kornfield
samedi 26 novembre 2005
Les ashaninkas et Jéromine Pasteur
Jéromine Pasteur a quitté très jeune son Jura natal pour partir en bateau, à la découverte du monde. À trente ans, elle pénètre les territoires encore vierges des tribus ashaninkas, des Indiens de l’Amazonie péruvienne, aujourd’hui menacés par la guérilla et les coupeurs illégaux de bois d’acajou. Depuis plus de vingt ans, elle partage sa vie entre la mer, sa forêt et son engagement pour soutenir les Ashaninkas. Auteur d’une dizaine de livres, elle a publié fin septembre une BD, Shelena, chez Casterman.
La suite est sur :
http://www.routard.com/mag_invite.asp?id_inv=249
ou sur :
Interview_Jeromine_Pasteur.odt
voir aussi le site de son association pour aider les Asháninkas : http://www.chaveta.org/
Malaise dans la civilisation
Voici de la matière pour alimenter votre réflexion ... bonne lecture !
Malaise dans la civilisation, suite, par Régis Debray
LE
MONDE | 25.11.05 | 14h08
Les violences en banlieue n'ont aucun lien avec des institutions ou des préoccupations religieuses", dixit le directeur général de la police nationale. Sans doute désireux de se faire reconnaître en acteurs politiques de plein droit, moyennant contrepartie, c'est un fait qu'en dépit d'une mosquée malencontreusement agressée fatwas, imams et hauts dignitaires n'ont joué dans les flamboyances de novembre qu'un rôle principalement scénique. L'offre religieuse d'interposition n'a pas rencontré une vraie demande. Ce constat inspire à nos commentateurs un ouf de soulagement. Un peu à courte vue.
De bons esprits nous enjoignent de ne pas "culturaliser" une crise dont les clés sont d'évidence le chômage et la ségrégation. Ce serait justifier un "choc des civilisations" et disculper nos classes dirigeantes de leurs responsabilités. Une guerre de religion brûle des hommes. Une guérilla sociale brûle des voitures.
On imagine cependant ce qu'aurait pensé un vieux viennois à barbichette se promenant dans le 93, au vu de ces écoles, théâtres, bibliothèques, crèches, centres culturels incendiés : "Le problème ici n'est pas le trop, mais le pas assez de religion." Le feu sacré est redoutable. L'absence de sacralité, dévastatrice. Aujourd'hui, et partout en Europe, c'est le deuxième cas de figure qui pose question.
Pauvreté (alors bien pire), discrimination des immigrés, crise du logement, exploitation de classe ont hanté pendant des décennies la ceinture rouge de Paris. On y réclamait le pain et les roses. On y défilait, on débrayait, on votait, on faisait le coup de poing — mais en plein jour, sous des étoffes claquant au vent et au son entraînant de La Marseillaise, en 1936, ou de L'Internationale, en 1950 — deux hymnes religieux s'il en est. C'était l'époque où le culte républicain, entretenu par l'école et le service militaire, puis le progressisme messianique du mouvement ouvrier faisaient lever des générations de militants. Où le gamin fils d'ouvrier et de femme de ménage aspirait avant tout à parler français mieux qu'un Français de souche. 2005 a vu disparaître de l'ancienne "zone" le drapeau rouge, a fortiori le tricolore.
C'est moins le vert qui a pris la place que le United Colors of Benetton. Désaffiliés de tout, sauf de la marchandise, apparemment plus préoccupés par les signes de la richesse sur soi que par sa redistribution à tous, les enfants à streetwear du rap et du zapping ont pour repères des marques de blouson et de chaussures. Damnés de la terre ou laissés-pour-compte du capitalisme ?
Entre les anciens combats de l'espérance et l'actuelle désespérance du vandale, entre la férule du Parti et celle du ghetto, entre l'âge de L'Internationale et celui des "territoires", nulle continuité. La cassure symbolique n'est pas moins grave que la sociale. Elle touche au fondamental, qui est la croyance et le sentiment d'appartenance. Dans le lien libidinal unissant les activistes les uns aux autres, a disparu l'identification à des enseignes politiques ou des martyrs laïques, éléments moteurs et sublimants d'un idéal de groupe.
Tony Montana (le héros du dernier Scarface), qu'on dit être l'icône des quartiers, n'est pas porteur d'avenir, comme l'étaient, à tort ou à raison, les images de Trotski, de Staline ou du Che. Prendre un voyou pour héros et le business pour une solution n'annonce rien de très progressiste. C'est la présence d'un surmoi mental et moral qui différencie une jacquerie urbaine d'un soulèvement révolutionnaire, ou l'encapuché sans leader ni slogans des "quartiers" de l'insurgé à passe-montagne du Chiapas.
Parler d'Intifada, comme on l'a fait à l'étranger, laisse perplexe. Où est la Terre promise ? L'île d'utopie ? Le projet ? Les valeurs ? Cet assèchement mythologique raccorde cet épisode hexagonal au drame culturel européen. "Cherchons religion civile désespérément. Prière s'adresser d'urgence aux gouvernements de Paris, Madrid, Rome, Berlin, La Haye."
Freud, qui n'était pas tendre pour la névrose obsessionnelle baptisée croyance religieuse, en était venu à la fin de sa vie à lui reconnaître au moins un mérite capital. Non pas, comme le cynique Voltaire, celui d'endormir la misère humaine et d'inciter les pauvres à souffrir en silence en attendant le paradis, mais le mérite, plus fondamental, de réunir des individus isolés en canalisant et le plus souvent en inhibant cette "disposition instinctive, primitive et autonome de l'être humain" : l'agressivité. Le sentiment religieux peut certes basculer dans l'instinct de mort, dans la mesure même où "unir les uns aux autres par les liens de l'amour une grande masse d'hommes ne peut se faire qu'à la condition qu'il en reste d'autres en dehors pour recevoir les coups". Mais, en dépit de cette tragique ambivalence, fondamentalement, le mythe du péché originel et de la rédemption oeuvre au service d'Eros et fait partie du "combat de l'espèce humaine pour la vie". Le sentiment de culpabilité, et donc d'autopunition, donne du grain à moudre à la conscience morale.
En quoi l'"opium du peuple", qui fut en réalité la vitamine du pauvre, contribue au "programme de civilisation", qui épargne nos cousins les chimpanzés. La "pacification des moeurs" (pour reprendre l'expression de Norbert Elias) repose en définitive sur le renoncement à nos satisfactions infantiles, sur le sacrifice toujours laborieux de nos ardeurs, notamment sexuelles, sur l'inhibition répressive et disciplinée de nos pulsions par toutes sortes d'institutions civilisatrices — famille, école, métier, armée, Etat. Bref, sur la tension entre un Surmoi sévère et un Moi sans cesse à soumettre.
Ces expressions anachroniques, qu'on jugera fort réactionnaires, sont empruntées à un maître livre de 1929, écrit dans un style simple et direct, aujourd'hui passé sous silence par la plupart des psychanalystes, intitulé Malaise dans la civilisation. Il serait urgent de le rééditer, même si on peut comprendre la relégation aux oubliettes de cette oeuvre prophétique. Le vieux Freud y défend une thèse des plus incorrectes et intempestives : la recherche effrénée par les individus, dès leur plus jeune âge, du plaisir maximal ne peut que déboucher sur un ensauvagement général du vivre ensemble. Encore ce sombre pronostic datait-il d'avant l'omniprésente publicité appelant sur tous les trottoirs et écrans à la satisfaction sans tarder du moindre désir ; d'avant les mass media, avec les deux coïts et les trois meurtres par minute désormais exigés de la moindre série télévisée qui se respecte.
Qu'eût dit notre Père Fouettard, ce grand émancipateur qui connaissait le prix de l'émancipation ? Que la poursuite du "programme de civilisation" est rien moins qu'assurée. Pour le dire dans ses mots à lui : la sublimation en culture intellectuelle, artistique et religieuse de nos pulsions libidinales impliquait son lot de souffrances individuelles, celles du refoulement.
La désublimation en cours porte dans ses flancs la désintégration européenne, fédérale, nationale et personnelle. Alimentée par un consumérisme sans rivages et par le désencadrement politique et la désaffection nationale (aggravée, chez nous, par la fin criminogène du service militaire obligatoire), la dépression du croire rendra de plus en plus douloureuse la vie en société. Parce qu'un supermarché n'a jamais suffi à faire une communauté. L'apothéose de la marchandise sur fond de crise économique a placé sous nos pieds, partout, une bombe à fragmentation.
" Deux choses menacent le monde, disait Valéry : l'ordre et le désordre." Ajoutons : deux choses menacent la Cité, l'excès d'autorité symbolique et l'absence d'autorité symbolique. C'est cette dernière, aujourd'hui, qui passe la facture à la République française. Car là où défaille l'autorité, qui est le contraire du pouvoir, ne triomphe que la loi du plus fort, cette tristesse.
Régis Debray est écrivain et philosophe.
RÉGIS DEBRAY
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-714288,0.html
vendredi 25 novembre 2005
Mandat unique SVP !
Extrait de l'échange entre Expression-Publique et Guy Carcassonne,
qui est professeur de droit, constitutionnaliste sur la VIe République :
EP - 53%
des internautes souhaiteraient que l’Assemblée nationale soit élue à la
représentation proportionnelle plutôt qu’au scrutin majoritaire. Si
l’on conserve la Ve République avec les pouvoirs du Président, cela
n’appellerait-il pas la proportionnelle - ou à tout le moins une forte
dose - afin de contrebalancer les pouvoirs du président et rééquilibrer
ainsi les institutions françaises ?
GC - Je crois que le problème principal n’est pas là. Aucun système
institutionnel ne peut fonctionner de manière satisfaisante sans qu’il
existe une Assemblée nationale. Or elle n’existe pas en France, non pas
à cause du mode de scrutin, mais à cause du cumul des mandats qui fait
que les députés y sont incomparablement moins présents et actifs que
leurs homologues étrangers et qui, du coup, renoncent à exercer les
pouvoirs pourtant considérables qu’ils ont entre les mains. Si les
députés anglais, espagnols, allemands, etc. sont plus influents, ce
n’est pas parce qu’ils sont plus intelligents, c’est parce qu’ils sont
plus présents, plus nombreux, plus exigeants et moins disposés, de ce
fait, à se laisser imposer n’importe quoi par l’exécutif. Or le seul
élément réellement changeant avec la France, l’unique variable
explicative en profondeur, c’est le cumul des mandats qu’il est urgent
et vital d’interdire aux députés (pour les sénateurs, ce n’est pas un
problème).
L'échange complet sur :
http://www.expression-publique.com/expression-publique/reaction.php?id=35
jeudi 24 novembre 2005
pub gratuite !
Casseurs de pub sur la toile
www.casseursdepub.org
Sommaire :
I - Appel à bénévoles
II - Programme de la Journée sans achat
III - Casseurs de Pub contre les médias menteurs
I - Appel à bénévoles
Le mois de Noël est une orgie de consommation ! Heureusement, le
numéro de la décroissance vous aidera à passer un Noël joyeux plutôt
que de crouler sous les dindes et les cadeaux. Venez nous aider à plier
le numéro 29 du journal, le dimanche 27 novembre de 17 h à minuit au 9
rue Dumenge, Lyon Croix-Rousse, 4°.
II - Programme de la Journée sans achat
La Journée sans achat se prépare hardiment dans tous les coins de
France et de Navarre.
Déjà à Lille, Liège, Montpellier, Nantes,
Strasbourg, Paris, la croissance et la consommation ne passeront plus !
Pour un programme plus complet, allez voir régulièrement sur :
http://www.casseursdepub.net/#rendezvous
Et n'hésitez pas à nous contacter si vous faîtes des actions chez vous.
III - Casseurs de Pub contre les médias menteurs
« L'Humanité » se vend à Lagardère, « Libération » est mis au pas
par Rothschild, « Le Monde » change de formule pour faire entrer plus
de publicité... Dans ce paysage médiatique vendue à la raison
économique, seul le dossier 2005 de Casseurs de Pub donne un grand coup
de pied salutaire contre l'idéologie de consommation colportée par nos
médias.
Aucun médias n'en parlera, mais vous pouvez le trouver en kiosque : 76 pages pour 4 euros seulement.
http://www.casseursdepub.net/journal ![]()
mercredi 23 novembre 2005
le mythe de la greve en France !
Moins de jours de grève en 2004
Selon une étude du
ministère de l’Emploi, le nombre de jours de grève en France en 2004 a
diminué de 14 % par rapport à 2003. Le recul est de près de 50 % par
rapport à 1996. (23/11/2005)
source et suite sur : http://management.journaldunet.com/repere/greve.shtml

